PSA Peugeot-Citroën : le PDG "sur la sellette" ?

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Peugeot 208 5 portes 2012
Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2012-06-20T12:42:00.000Z, mis à jour 2012-06-20T15:47:18.000Z

En difficulté depuis le début d'année, le groupe PSA Peugeot-Citroën réfléchirait à l'éviction de son PDG, Philippe Varin, selon une information de la Tribune.fr émise ce mercredi.

Philippe Varin sera-t-il renvoyé pour les mauvais résultats enregistrés par PSA Peugeot-Citroën ?


Les faits


Si elle n'est pas alarmante, la situation de PSA Peugeot-Citroën est très loin d'être au beau fixe. Les bénéfices étaien toujours d'actualité chez le groupe en 2011, mais la tendance s'aggrave avec un recul de 7% du chiffre d'affaires au premier trimestre 2012, et des ventes dégringolant (-24%) sur le terrain national et plus généralement en Europe (-15%). Et le futur bilan du premier semestre 2012 ne s'annonce pas de plus joyeux. Devant ce fait, Philippe Varin, PDG depuis 3 ans, et son équipe dirigeante, ne contente pas l'actionnaire principal, la Famille Peugeot détenant 38% des droits de vote du groupe (et 25% du capital). C'est le journal économique en ligne LaTribune.fr qui a lancé l'information ce mercredi, annonçant P. Varin "sur la sellette".


Trop de long terme ?


Avec une crise automobile tenace en Europe, PSA Peugeot-Citroën ne pouvait continuer ainsi et a conclu un mini-alliance avec GM (détenant alors 7% du capital), une opération qui n'a apparemment pas charmé la famille Peugeot. Point noir, ceci ne débouchera qu'à partir de 2016 minimum sur des modèles à plates-formes communes, afin de limiter les coûts de production. Et question image et social, de nombreuses usines sont déjà menacées (Aulnay chez PSA, Bochum chez Opel).


Du court terme en vain ?


Plus important encore, les yeux se tournent logiquement sur l'extérieur, de l'Europe pour sauver le navire, notamment les pays émergents comme la Russie et la Chine, où sera lancé le nouveau duo Peugeot 301/Citroën C-Elysée. Des produits adaptés à ces marchés, mais arrivant peut-être trop tard. Et rappelons l'arrêt surprise du programme d'endurance de Peugeot Sport en janvier dernier pour des raisons économiques, un coup de poignard pour ses employés et pour sa propre image.


PSA Peugeot-Citroën en méforme, une situation que pourrait suivre Renault, qui, par la voix de son PDG Carlos Ghosn, annoncé une fin d'année très difficile.