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PSA Peugeot-Citroën : les usines d'Aulnay et Sevelnord menacées ?

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PSA Peugeot-Citroën usine
Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2011-06-10T12:49:00.000Z, mis à jour 2011-06-10T14:17:26.000Z

François Fillon s'est exprimé sur l'avenir de deux sites du groupe Peugeot-Citroën, le groupe se défendant d'une quelconque fermeture des usines.

La CGT inquiète du sort des salariés de PSA, le groupe réfléchissant à la compétitivité des usines françaises.


Le Premier Ministre français a voulu rappelé que le groupe Peugeot-Citroën était "redevable vis-à-vis de la nation", rappelant le prêt de l'Etat à hauteur de 3 millions d'eurosde 2009 en réponse à la crise financière. Le Ministre de l'Industrie, Eric Besson, a eu lui le mot du PDG lors de la réunion d'urgence de jeudi, "Philippe Varin m'a montré point par point pourquoi ce scénario n'a pas été suivi de faits".



Le syndicat avait présenté le document, qui contenait ce passage citant un "plan social et décroissance : 2013 et arrêt courant 2014" concernant le site d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), produisant la Citroën C3. Or Denis Martin, directeur industriel de PSA Peugeot-Citroën, a précisé qu'il n'était qu'un "brouillon" non remis à la direction et surtout réalisé dans "un contexte de crise".




il a rappelé la motivation de ce document : "Il s'agit d'un document préparatoire qui est caduc. Nous menons en permanence des réflexions sur la compétitivité de nos sites industriels, nous ne nous en cachons pas." Quant à Philippe Varin, il révèle que "certaines réponses proposées sont devenues caduques" et a décidé de "remettre les choses à leur place" lors d'un comité centrale d'entreprise la semaine prochaine.




Quant à l'usine de SevelNord, déjà concernée par un arrêt du partenariat Fiat-PSA sur les véhicules utilitaires en 2017, elle est citée par le document pour une fermeture probable à l'horizon 2015. Mais si PSA a bien défendu le site d'Aulnay, le groupe est resté flou sur ce sujet-là.




D. Martin s'exprime sur un possible fermeture de ces sites, "à moyen et long terme, je ne peux pas répondre à la question. Nous ne connaissons les perspectives commerciales qu'à 12/18 mois." Mais les taux de charges n'étant pas à 100% et le coût horaire du travail élevé face à d'autres pays incitent à la délocalisation, ce qui est désormais possible après le remboursement du prêt de l'Etat, en échange d'un maintien de la production française.


La clarté sera de mise dans moins de 8 jours donc.