PSA : vives réactions face aux suppressions d'emplois et la fermeture d'Aulnay

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Citroën usine DS3
Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2012-07-12T14:30:00.000Z, mis à jour 2012-07-13T08:31:22.000Z

Annoncée ce jeudi matin, le plan de suppression de milliers d'emplois et de la fermeture du site de production a suscité de vives réactions, dont au gouvernement via Arnaud Montebourg, ministre du Redressement Productif.

Suite à l'annonce de 8.000 emplois supprimés chez PSA, syndicat, partis et gouvernement font front.

Le gouvernement fait face


Ce jeudi matin, PSA Peugeot-Citroën dévoilait ses intentions de supprimer environ 8.000 emplois en France, en fermant le site d'Aulnay, réduisant l'activité de Rennes et dépouissérant ses emplois de structure. Intervenant le plus attendu face au plan annoncé du groupe, le gouvernement s'est fait entendre par la voix du ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg, déclarant au Sénat que "nous n'acceptons pas en l'état le plan présenté par le constructeur". Une phrase radicale, mais sans aucune précision....



Tous les partis solidaires


Le parti de Gauche est clair, "il s'agit d'une déclaration de guerre aux salariés de notre pays au nom de la rentabilité et du profit". Toujours à gauche, voire "une guerre sociale" pour le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste). Mais à droite aussi les partis se mobilisent, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, indique que "la côte d'alerte est dépassée. Je suis extrêmement préoccupé par cette annonce", Marine Le Pen (FN) souhaitant "mettre immédiatement en place un plan national de soutien à la filière automobile".



Les syndicats se déchaînent


Illustre secrétaire général de la CGT, Bernard Thibaut a associé le plan de PSA à un "séisme" social. Il souligne également avec raison le cas des intérimaires et sous-traitant directement liés, signalant qu"'il faut multiplier par trois ou quatre [les 8.000 postes supprimés] pour mesurer l'impact en termes d'emplois en France". Pire, "il s'agit d'une purge sévère" pour le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly.



PSA répond


Suite au comité central d'entreprise, Philippe Varin s'est exprimé sur le plan d'aide à l'automobile qui serait présenté le 25 juillet prochain. "Nous avons une sécurité financière importante, ce qui fait que ce sujet n'est pas à l'ordre du jour", a déclaré le PDG, "mettre de l'argent dans le groupe n'est pas ce qui remplira nos usines".