Renault a démenti avoir envisagé la fermeture de deux usines

Voir le site Automoto

Renault Clio 2012
Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2013-01-22T16:04:00.000Z, mis à jour 2013-01-22T18:04:48.000Z

Alors que seule la réduction de l'effectif était évoqué par le constructeur automobile, Renault aurait envisagé la fermeture de deux sites de production en cas de non accord avec les syndicats. Renault a ensuite démenti.

Mise à jour : Renault a précisé en fin d'après-midi qu'il "n'a jamais indiqué que "deux sites" pourraient être fermés en cas de non conclusion des négociations en cours" .

Cherchant à augmenter sa compétitivité, Renault fait pression sur les syndicats afin d'obtenir un accord.

L'affaire
Une nouvelle réunion au sein de Renault a encore secoué le monde automobile et industriel, car la situation serait légèrement différente que celle évoquée la semaine passée. Le 15 janvier, le constructeur affirmait vouloir mettre en place une réduction de plus de 14% de son effectif, soit 7.500 postes, en vérité 8.260 en excluant les embauches hypothétiques.


Appui de Nissan envisagé
Une fois le chiffre évoqué, Renault affirmait n'avoir aucunement l'intention de fermer d'usine en France, avec le soutien d'éventuels véhicules Nissan produits sur place - selon les propos d'Arnaud Montebourg - pour enrayer la chute des ventes de Renault. Ce dernier a confirmé cette mesure ce mardi dans le communiqué de presse, avec cette phrase : "la signature d'un accord permettra à nos sites français d'être suffisamment compétitifs pour attirer des volumes venant de nos partenaires, à hauteur de 80 000 véhicules supplémentaires par an". En résumé, le plan de réduction d'effectif est lié à l'arrivée des futures Nissan.


Nouvelle menace
Durant la réunion de ce 22 janvier, Renault aurait menacé clairement les syndicats. Le délégué central FO Laurent Smolnik a expliqué que le constructeur avait évoqué le fait "qu'il se pourrait que deux sites ferment", dans le cas où aucun accord ne serait signé. Une condition à hauteur de 30% minimum des syndicats serait requise par Renault pour maintenir les deux sites. Ces deux usines seraient celle de Flins (Yvelines) et Douai (Nord), selon le délégué CFE-CGC Dominique Chauvin. Précision, l'accord proposé par Renault inclut le gel des salaires en 2013, l'augmentation en 2014 à 0,5%, et à 0,75% en 2015.

L'accord en question sera discuté mardi 29 janvier lors d'une nouvelle rencontre entre Renault et les syndicats.