Renault Twingo RS : la citadine sportive

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Renault Twingo RS
Par etf1|Ecrit pour TF1|2008-09-06T19:05:00.000Z, mis à jour 2008-09-06T19:05:00.000Z

Renault tente de démocratiser l'accès aux sensations avec l'arrivée de la Twingo RS. Passée entre les mains de la branche sportive du constructeur, la citadine affiche d'impressionnantes qualités dynamiques.

Présentation

Avec ses lignes inspirées de la Twingo Concept, qui avait fait son petit effet en 2006, cette version RS ne risque pas de passer inaperçue. Ses boucliers avant et arrière sont spécifiques, de même que sa sortie d’échappement chromée ou son becquet de toit. Bref, tout est fait pour que cette Twingo affiche son caractère, et ça marche ! Ses élargisseurs d’aile musclent sa silhouette, ses jupes latérales la dynamisent, quant à ses jantes alu de 17 pouces, au combien démesurées, elles n’ont rien à envier aux spécialistes du tuning. Mais attention, car au contraire de nombreux véhicules préparés, l’ensemble des appendices aérodynamiques ont ici un rôle bien précis. Certes, le look de l’auto est important, mais ce qui compte avant tout pour Renault, ce sont ses performances. Une intention louable qui ne demande, évidemment, qu’à être mise à l’épreuve !

Intérieur

Mais avant de faire chauffer les soupapes, prenons le temps de découvrir l’habitacle. Et là, les possesseurs de Twingo ne devraient pas être dépaysés. La planche de bord est quasi similaire au modèle standard, à l’exception du compte-tours, qui fait son apparition derrière le volant. Ce dernier, recouvert de cuir, est lui agréablement rembourré mais, à notre goût, un peu trop grand pour être réellement sportif. On se consolera, dès lors, avec un pédalier alu, des sièges baquet à surpiqûres orange au maintien très efficace, et l’ensemble pommeau de levier de vitesse / frein à main siglé Renault Sport. Un peu léger diront certains, d’autant que la climatisation reste en option (300 euros), et que le volant et les ceintures de sécurité ne sont pas réglables en hauteur. Des carences qui s’expliquent par le fait que Renault a choisi de ne pas suréquiper son modèle, afin de conserver un prix de vente attractif…

Moteur

Une tendance qui se retrouve également sous le capot, puisqu’à défaut d’un turbo, plus coûteux, Renault a opté pour un moteur atmosphérique 1.6 de 133 ch… qui n’est autre qu’une version améliorée du 1.6 de 110 ch, à l’œuvre sur la Clio III. Un bloc, à vrai dire, plus coupleux (160 Nm à 4 400 tr/mn) que véritablement agressif et ce, en dépit du raccourcissement de sa boîte de vitesse manuelle à 5 rapports, pourtant rapide et bien guidée. Néanmoins, cette version RS ne saurait être une simple Twingo. Ne serait-ce que par le son rauque libéré par son échappement de type "4 en 1", aux environs des 2 000 tr/mn, ou sa façon de vous propulser d’un virage à l’autre au dessus des 4 000 tr/mn (rupteur à 7 000 tr/mn). Quant aux bas régimes, ils devraient vous permettre d’apprécier la souplesse de ce moteur, qui ne rechigne pas à relancer, même à 30 km/h, en 3ème et à 1 500 tr/mn. Côté performances pures, Renault annonce 8,7 s pour passer de 0 à 100 km/h et une vitesse de pointe de 201 km/h. Le tout pour une consommation annoncée à seulement 7l/100 km.

Sur la route

Au même titre que ses grandes sœurs Clio et Mégane Renault Sport, la Twingo RS donne le choix entre deux châssis : un châssis Sport livré d’office et un châssis Cup facturé 450 euros, en option. Si le premier, davantage typé confort, s’avère parfait pour une utilisation quotidienne, le second s’adresse principalement aux amateurs de circuit. Il faut dire que par rapport à une Twingo GT, son assiette a été abaissée (-14 mm), ses voies élargies (+60 mm à l’avant et +59 mm à l’arrière), sa barre anti-roulis arrière renforcée, et, qu’enfin, son tandem ressort/amortisseur a lui été durci (+40%). Du charabia, sans doute, pour nombre d’entre vous, mais un vrai régal pour nous à son volant. Ainsi préparée, la Twingo est en effet capable de virer à plat et de tracer sa route avec une précision chirurgicale. Dès lors, difficile de ne pas se prendre pour un pilote, lors de cette séance d’essai réalisée sur les petites routes escarpées de la région de Porto (Portugal). D’autant qu’au moment de monter sur les freins, cette version RS se montre d’une grande efficacité grâce à ses larges disques empruntés à la Mégane (280 mm à l’avant et 240 mm à l’arrière). Enfin, petit détail aux grands effets, l’ESP est pour une fois totalement déconnectable (sans assistance au freinage d’urgence), afin de permettre une véritable pratique sportive sur circuit.

Bilan

Si elle n’est pas la plus performante du marché des petites sportives – 8,7 s pour passer de 0 à 100 km/h, alors que la 500 Abarth et la Citroën C2 VTS ne réclament respectivement que 7,9 s et 8,3 s –, la Twingo RS est sans aucun doute la plus rigoureuse en terme de comportement. Mais son véritable atout pourrait finalement être son tarif. Proposée à 15 601 euros (+ 200 euros de malus) avec, en bonus, un stage de pilotage Renault Sport Experience offert, la française est en effet 2 899 euros moins chère que la 500 Abarth…

LE BILAN

Points Forts
- Un châssis redoutable
- Le son rauqe émis par le pot d'échappement de type "4 en 1"
- Une boîte de vitesse très précise
- La souplesse du moteur 1.6 133 ch
- Son tarif contenu

Points Faibles
- Son habitacle trop sage
- L'absence d'un petit volant sport
- Un moteur un peu moins performant que la concurrence