Ron Dennis viré de McLaren !

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Ron Dennis
Par Julien PEREIRA|Ecrit pour TF1|2016-11-16T10:34:10.421Z, mis à jour 2016-11-16T10:34:46.556Z

Ron Dennis, figure historique et personnage majeur de la Formule 1, a été contraint de quitter son poste de PDG de McLaren Technology Group. Il a été poussé vers la sortie par les autres actionnaires de la firme.

Le dirigeant britannique, l’un des principaux artisans de la réussite et du développement de la marque, a pris la porte.


Poussé par les autres actionnaires

C’est un licenciement qui risque de marquer la fin d’une ère. Ron Dennis, membre influent de l’histoire de la Formule 1 et de l’une de ses écuries emblématiques, a été forcé d’abandonner son poste de PDG de McLaren. Les autres principaux actionnaires de la marque, Mumtalakat, un fonds d’investissement bahreïni impliqué à hauteur de 50%, et Mansour Ojjeh, propriétaire du groupe TAG qui détient 25% des parts, ont balayé l’homme d’affaires.


A vrai dire, ce congédiement n’est pas une première. En 2009, Dennis avait quitté ses fonctions, poussé par les mêmes responsables, avant de revenir en 2014. Cette fois, la décision est actée et définitive. « Je suis déçu que les représentants de TAG et Mumtalakat, qui sont les autres principaux actionnaires de McLaren, aient fait passer en force cette décision de me mettre en période d'inactivité forcée, malgré les avertissements adressés avec conviction par le reste du management au sujet des conséquences potentielles de leurs actions sur ce business », a-t-il confié dans un communiqué.

Une inquiétude pour l’avenir de McLaren

Son management, jugé tyrannique, couplé à la fuite des sponsors – Hugo Boss et Vodafone, deux partenaires historiques, sont partis – ont considérablement pesé dans la balance. Les résultats sportifs, encore décevants en 2016, McLaren n’étant que sixième au classement des constructeurs avec seulement 75 points, ont poussé les décideurs à revoir leur politique. La stratégie étudiée n’a vraisemblablement pas été validée par Dennis. « Il a fini par devenir clair à mes yeux, du fait de ce processus, que ni TAG, ni Mumtalakat ne partagent ma vision pour McLaren et son véritable potentiel de croissance. Mais ma première inquiétude concerne le business que j'ai construit et ses 3500 employés », a-t-il précisé.


En 35 ans de présence au sein de la marque, l’homme de 69 ans a permis à McLaren de décrocher sept titres constructeurs, et ses pilotes ont empoché une dizaine de titres. Parmi eux : Ayrton Senna, Alain Prost, Mika Häkkinnen, ou encore Lewis Hamilton. Preuve que son licenciement un est séisme pour la F1, même s’il reste actionnaire du groupe. Preuve, aussi, que son départ ressemble fort à l’entrée dans un nouveau cycle.