Scandale Volkswagen : 800.000 voitures aux irrégularités sur les émissions CO2

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Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2015-11-04T09:40:59.433Z, mis à jour 2015-11-04T09:55:07.150Z

Dans un communiqué, Volkswagen avoue que 800.000 de ses voitures, diesel et essence, disposent d’émissions irrégulières de CO2, et estime que les pertes financières pourraient se solder à 2 milliards d’euros.

Les rebondissements pleuvent sur l’affaire Volkswagen. 24 heures après l’annonce par l’EPA d’un logiciel de triche sur les émissions d’oxydes d’azotes sur les moteurs 3,0 litres V6 TDI – démenti par le groupe -, c’est un aveu direct du groupe allemand qui est publié.



800.000 véhicules, dont des essence !

Envoyé mardi 3 novembre au soir, le communiqué du groupe Volkswagen annonce que lors des enquêtes internes, "des irrégularités ont été trouvées lors de la détermination des niveaux de CO2". Tout comme les dioxydes d’azote, le dioxyde de carbone est un gaz polluant, mais ce nouveau rapport peut avoir de plus graves conséquences car les niveaux de CO2 déterminent les bonus-malus accordés aux véhicules neufs dans de nombreux pays, qui pourraient, comme l’a déjà annoncé Ségolène Royal pour la France, demander un remboursement.

Ce serait environ 800.000 véhicules qui seraient concernés par ces émissions de CO2 anormales, sans précision de marque ou de modèle, ni de région géographique,  tout en assurant "que la sécurité des véhicules n’est pas compromise"

Fait nouveau, si "la majorité des véhicules ont des moteurs diesel", une minorité sont des modèles essence, une première car le scandale n’avait alors que touché des voitures tournant au gazole. Les détails seront donnés ultérieurement, Volkswagen ajoutant qu’une "évaluation fiable de l’échelle de ces irrégularités n’est pas encore possible".



Nouveau coup dur

Devant ce nouveau problème concernant les émissions de gaz polluants, le groupe automobile estime que "le risque financier est approximativement de 2 milliards d’euros", à ajouter aux 6,5 milliards d’euros mis de côté pour le rappel des 11 millions de voitures diesel dotées du logiciel de triche.

"Depuis le tout début j’ai poussé pour une clarification complète et implacable des événements",  déclare le PDG Matthias Müller, "rien ni personne ne nous arrêtera. C’est un processus douloureux, mais c’est notre seule alternative. Pour nous, la seule chose qui compte est la vérité. C’est le fondement du réalignement dont Volkswagen a besoin."