Scandale Volkswagen : La « Commission Royal » suspecte des tricheries chez d’autres constructeurs

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Par Marie LIZAK|Ecrit pour TF1|2016-07-29T15:50:15.270Z, mis à jour 2016-07-29T15:50:15.270Z

Quelques mois après le scandale Volkswagen et l’ouverture d’une enquête visant à déceler les tricheries sur d’autres véhicules, la commission mise en place par Ségolène Royal annonce que des tricheries venant d’autres constructeurs ne sont pas à exclure.

La « Commission Royal » n’exclut pas des tricheries de la part d’autres constructeurs. 


Soupçons d’autres tricheries 

Alors que la commission créée par Ségolène Royal, ministre de l’environnement à la suite du scandale Volkswagen vient de rendre ses conclusions suite à son enquête visant 86 véhicules de différentes marques, des soupçons de tricheries persistent encore. 

En effet, selon les enquêteurs, certains véhicules présenteraient toujours des écarts importants de données entre les chiffres officiels et ceux relevés, même en conditions d’homologation. Ils réclament alors que de nouveaux tests soient effectués, arguant que durant l’investigation, qui aura duré près de huit mois, il n’a pas été possible d’avoir accès à tous les logiciels embarqués. Certains constructeurs ont donc pu passer à travers les mailles du filet, rendant impossible de se prononcer définitivement sur la présence de logiciels ou non sur certains modèles. 


Scandale d’ampleur mondiale 

Pour rappel, l’affaire Volkswagen avait éclaté en septembre dernier, révélé par l’Agence Américaine de Protection de l’Environnement ( EPA). En effet, tout a commencé par l’étude de l'ONG spécialisée dans le transport écologique, visant à étudier l’impact de la pollution venant des véhicules diesels, notamment les Volkswagen Jetta Passat. La différence relevée entre les données officielles publiées par Volkswagen et les mesures réelles s’avère impressionnante, avec un niveau de pollution 35 fois plus élevé pour la Jetta et 20 fois pour la Passat. 

S’ensuit alors une annonce du constructeur, qui avoue que 11 millions de véhicules sont en réalité équipés d’un logiciel faussant les résultats des tests antipollution. Face au scandale, Martin Winterkorn, PDG de Volkswagen démissionne, remplacé par Matthias Müller, alors à la tête de Porsche. 

Plus récemment, ce dernier a annoncé que les clients touchés seront indemnisés à hauteur de 10 milliards de dollars aux Etats-Unis, mais pas en Europe. Un véritable coup dur pour les quelques millions d’automobilistes également impactés par le scandale. Des actions publiques ont été mises en places afin de réclamer un remboursement, sans succès pour l’instant, malgré les diverses enquêtes approfondies, notamment celle de la commission lancée par Ségolène Royal.