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Scandale Volkswagen : la Suisse suspend les ventes de modèles suspects

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Le groupe Volkswagen
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2015-09-26T10:13:27.984Z, mis à jour 2015-09-26T20:07:04.136Z

Les autorités suisses ont annoncé la suspension de la vente de nouveaux modèles Volkswagen potentiellement équipés de moteurs diesels truqués et par conséquent capables de fausser les tests antipollution.

Depuis une semaine et son éclatement à la vue du grand public, le scandale Volkswagen ne cesse de grandir. Le constructeur allemand, qui a faussé les tests anti-pollution de quelque 11 millions de ses véhicules (selon les dernières déclarations de la marque), est au cœur de l'actualité dans de nombreux pays, dont la Suisse. L'Office fédéral des routes a pris une mesure très radicale et a annoncé ce vendredi 25 septembre la suspension de la vente de nouveaux véhicules des marques du constructeur allemand sur tout le territoire. 

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180.000 véhicules concernés

Dans son communiqué, l'OFROU indique avoir comptabilisé 180.000 véhicules potentiellement équipés de moteur diesel à dispositif trompeur en Suisse. Ces modèles ont été construits entre 2009 et 2014, sont de marques Audi, Seat, Skoda et Volkswagen et possèdent des moteurs des moteurs diesel 1,2 l TDI, 1,6 l TDI et 2.0 l TDI. Premier pays à prendre une telle mesure, la Suisse n'entend pas pour autant interdire les véhicules déjà mis en circulation. « Ces derniers pourront continuer à rouler »,a précisé l'OFROU, avant de poursuivre : « Un groupe de travail a été lancé pour identifier précisément les véhicules concernés par cette affaire »


Les investigations « prendront un certain temps »

Quelques heures avant cette annonce, Morten Hannesbo, directeur général d’AMAG, la société qui importe et commercialise en Suisse les produits VW, avait déclaré « regretter personnellement et profondément ce qui s’est passé (…) Actuellement, je peux confirmer que tous les véhicules concernés sont techniquement sûrs et fonctionnent parfaitement bien. Le logiciel incriminé n’influence ni le comportement routier, ni la consommation. Cette problématique vise uniquement les émissions de substances polluantes ». Avant de promettre : « Peu importent les résultats de l’enquête, toutes les voitures posant problème seront améliorées rapidement et sans frais pour les clients. Mais je fais appel à votre compréhension, les investigations prendront un certain temps »


L'Inde et l'Australie enquêtent à leur tour

Pour rappel, 11 millions de véhicules vendus dans le monde sont actuellement concernés par la tricherie de Volkswagen. Le constructeur basé à Wolfsburg n'a cessé de dégringoler en bourse avec une chute conséquente de 35 % enregistrée en début de semaine, ce qui revient à une perte de plus de 20 milliards d’euros. Et la dégringolade risque de continuer puisque ce vendredi, l'Inde a également ordonné une enquête sur les véhicules vendus sur son territoire après les Etats-Unis, l'Allemagne et la France. Par ailleurs, l'Australie a annoncé via son ministre des Territoires et projets majeurs, Paul Fletcher, que si les logiciels en cause « ont été utilisés sur des véhicules Volkswagen ou Audi en Australie, le gouvernement que ces véhicules ne soient plus mis sur le marché australien et que les véhicules affectés qui s’y trouvent déjà soient rappelés dès que possible »


 Vous l'aurez compris, le scandale n'a pas fini de prendre de l'ampleur et le temps sera long pour Volkswagen et son nouveau PDG Matthias Müller qui ont déjà entamé une révolution parmi leurs rangs. Un virage important aura lieu le 9 novembre prochain où les actionnaires du groupe seront convoqués en assemblée générale extraordinaire.

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