Scandale Volkswagen : une enquête confirme la fraude en France

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Volkswagen XL Sport, concept-car dérivé de la XL1 au moteur Ducati V2 de 200 ch, pour le Mondial de l'Automobile de Paris en octobre 2014
Par Florent REYNE|Ecrit pour TF1|2016-03-07T13:50:38.857Z, mis à jour 2016-03-07T14:09:02.765Z

Selon le gouvernement français, les tests anti-pollution et les investigations, concernant les moteurs diesel Volkswagen ont porté leurs fruits. La secrétaire d'Etat chargée du Commerce a confirmé une fraude ce lundi 7 mars 2016.

Le scandale le plus  énorme de l'histoire de l'automobile continue de faire couler de l'encre. 


« Le caractère intentionnel de la fraude » 

 Lundi 7 mars 2016, la secrétaire d'Etat chargée du Commerce et de la Consommation a confirmé que les enquêtes menées dans l'Hexagone sur les véhicules diesel du constructeur allemand, ainsi que les échanges avec la compagnie incriminée ont permis : « la confirmation de la fraude par les résultats » et « la tromperie sur les véhicules commercialisés en France. » Par ailleurs, « la DGCCRF (Union technique de l’automobile, du motocycle et du cycle, l’organisme chargé de l’enquête) a remis il y a quelques jours au parquet de Paris le procès-verbal relevant (...) des éléments qui montrent le caractère intentionnel de la fraude », a précisé Martine Pinville, la secrétaire d'Etat chargée du Commerce et de la Consommation, lors d'une conférence de presse. 

Pour rappel, suite au scandale qui a éclaboussé la marque de Wolfsburg en Amérique de Nord, Volkswagen a reconnu en septembre 2015 avoir eu recours à un logiciel truqueur, qui fausse les résultats des tests d'émissions. 


 Volkswagen et la tentative de dissimulation aux Etats-Unis 

Selon un document juridique consulté par l'AFP, avant que le scandale explose au visage des dirigeants de Volkswagen outre-Atlantique, l’entreprise allemande pensait qu’il était possible de s’arranger à l'amiable avec les autorités américaines. Le constructeur de Wolfsburg voulait payer une grosse amende sans que le scandale soit dévoilé au public. 

D’après le document inscrit dans le dossier du cabinet d'avocats mandaté par Volkswagen, la marque allemande a eu des « discussions constructives avec l'EPA » qui laissées penser que « la problématique du diesel ne serait pas rendue publique mais que les négociations allaient continuer ».