Le scandale Volkswagen va-t-il se propager dans le monde entier ?

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Par Matthieu LAURAUX|Ecrit pour TF1|2015-09-22T09:06:59.859Z, mis à jour 2015-09-22T10:56:02.414Z

Après la découverte de la tricherie lors de contrôles anti-pollution aux Etats-Unis, de nombreux autres pays lancent leurs enquêtes contre Volkswagen. Le scandale arrivera-t-il en France ?

L’affaire ne fait-elle que commencer ? Les Unes consacrées à l’évènement sont violentes à l’encontre de Volkswagen ce mardi 22 septembre : « Volkswagen a ruiné le made in Germany » pour Die Welt, « le scandale VW » pour le Süddeutsche Zeitung pour n’en citer que deux.

La reine des ventes VW Golf va-t-elle pâtir de ce scandale ?


Une expansion à l’Europe et aux autres constructeurs ?

Les autorités allemandes ont annoncé dès lundi vouloir entreprendre des tests approfondis sur son marché, suivi ce mardi par la France. « Nous sommes sur un marché européen, avec des règles européennes, c'est celles qui doivent être respectées», a annoncé le ministre des Finances Michel Sapin au micro d’Europe 1, insistant que le contrôle d’autres constructeurs – comprenant les français Renault et PSA - était « nécessaire » sur le marché européen. A noter, le groupe Volkswagen (comprenant Audi, Skoda, Seat, Porsche, etc) représente 1 voiture sur 4 vendue en Europe
 
Dans une moindre mesure, la Corée du Sud a également lancé une enquête sur les modèles importés dans la péninsule, des Volkswagen Golf/Jetta et Audi A3, soit entre 4.000 et 5.000 véhicules concernés, une réunion étant organisée ce mercredi 23 septembre entre le gouvernement et des représentants du groupe allemand.


Rappel des faits

L’organisation Environnementale Américaine (EPA) et la justice américaine avait communiqué vendredi 18 septembre sur le lancement d’une enquête lancée sur les niveaux de pollutions des véhicules Volkswagen commercialisés dans le pays. Le groupe allemand avait alors signalé que ses véhicules étaient « sûrs, et qu’une solution est en cours pour développer un remède afin de répondre aux normes d’émissions et satisfaire notre loyauté ainsi que nos valeureux clients. »

Dimanche, la situation est devenue scandale. Le résultat de l’enquête a été rendu public : Volkswagen a triché volontairement sur les contrôles de pollution sur ses modèles diesels. Précisément, la firme teutonne installait des logiciels détectant les contrôles de l’EPA afin d’indiquer des niveaux d’émissions d’oxydes d’azote (NOx) très inférieurs à la réalité. En effet, les rejets réels de NOx des diesels Volkswagen - pouvant causer "de l'asthme et des maladies pulmonaires - seraient 40 fois supérieurs à la norme américaine.

Le PDG, Martin Winterkorn, a avoué les faits dans un communiqué en ajoutant être « profondément désolé d’avoir rompu la confiance des clients et du public », et que le groupe automobile allait « coopérer avec les agences avec transparence et urgence. »

Toutefois, malgré la bonne volonté du dirigeant allemand, son entreprise risque une amende record, pouvant se calculer à hauteur de 37.500 dollars par véhicule concerné, à multiplier par les 482.000 unités vendues entre 2009 et 2015, soit 18,7 milliards de dollars ou 16,6 milliards d’euros. Dans la journée de lundi 21 septembre, Volkswagen a même indiqué l’arrêt provisoire de la commercialisation des modèles diesel Jetta, Passat, Golf, Beetle et Touareg, ainsi que de nombreuses Audi (A3, A6, A7, A8, Q5, Q7).

Le nouveau Volkswagen Tiguan présenté ce mois de septembre 2015, qui sera proposé également en diesel à son lancement