Sécurité routière : les motards en colère contre le contrôle technique

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MotoGP - Australie 2014 - Valentino Rossi
Par Florent REYNE|Ecrit pour TF1|2016-04-14T14:53:37.026Z, mis à jour 2016-04-14T14:53:37.026Z

70 manifestations sont organisées par les propriétaires de deux-roues, en France, le week-end du 16 et 17 avril 2016. Les motards comptent affirmer leur désaccord avec la future mise en place du contrôle technique à la fin de l'année pour leur moto.

La Fédération Française de Motocyclisme, la Fédération Française des Motards en Colère et le Codever juge le contrôle «inutile» et «inefficace». 


Un contrôle qui met en colère 

 «Le contrôle technique a été instauré en 1992 pour les voitures. On ne peut plus détourner le regard de la question des motos», a lancé Emmanuel Barbe, le délégué à la sécurité routière pour justifier le contrôle technique. En prime, le gouvernement avance comme argument des questions de sécurité. Pour les associations de motards, cela ne tient pas. 

Les seuls à qui profite cette mesure c’est les « entreprises de contrôle technique», pour un marché estimé à 100 millions d’euros, selon Nathanaël Gagnaire, le délégué général de la FFMC. De plus, les motards considèrent que ces contrôles techniques n'apporteront aucun gain de sécurité. 


Rappel des faits 

 Le 2 octobre 2015, lors du Conseil Interministériel de Sécurité Routière , le Premier ministre a annoncé la mise en place d’un contrôle technique lors de la vente d’occasion de deux roues et trois roues à compter de la fin d’année 2017. Ce qui signifie que toute personne voulant devenir acquéreur, à partir du 1er janvier 2017, d’un scooter ou d’une moto d’occasion, de plus de deux ans devra faire vérifier, entre autres, les freins, la lumière, et effectuer un contrôle anti-pollution. D'autant que les motards paient un lourd tribut sur les routes : 768 morts en 2015.