Trump élu, quelles conséquences pour les marques automobiles ?

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L'Audi Q5
Par Julien PEREIRA|Ecrit pour TF1|2016-11-09T15:05:18.916Z, mis à jour 2016-11-09T15:05:22.419Z

Le séisme lié à l’élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis a bousculé tous les marchés. Celui de l’automobile risque, lui aussi, d’être chamboulé. Voici pourquoi.

Le secteur automobile pourrait également être perturbé par l’élection de l’ancienne star de télé-réalité à la tête de la première puissance mondiale.

[Le week-end dernier, Automoto vous a présenté le Q5, un SUV... Mexicain !]


Les Allemands, premiers inquiets

Après le temps de la stupeur, celui des inquiétudes. La victoire de Donald Trump a d’ores et déjà bousculé l’économie globale. Certaines idées et réactions exprimées par le milliardaire américain avant et pendant sa campagne inquiètent, aussi, les grands patrons des marques. Parce que les Etats-Unis sont, derrière la Chine, le deuxième marché mondial.

Toujours embourbé dans le scandale du « dieselgate », le groupe Volkswagen et son PDG Matthias Müller craignent que l’élection de Trump soit encore « plus préjudiciable » pour la marque. Tout simplement parce que le successeur de Barack Obama veut appliquer des mesures ultra-protectionnistes. Notamment face à l’expansion du Mexique… nouvel Eldorado d’Audi, BMW, Mercedes ou encore Renault-Nissan. Tous ces constructeurs ont, conjointement ou non, injecté des sommes considérables pour créer de nouvelles usines et produire à moindre coûts en terres mexicaines.

« Nous ne devrions même pas autoriser cela »

Même Ford, le géant américain, a récemment annoncé le transfert des productions de deux de ses modèles, la Focus et C-Max, de l’autre côté de la frontière. Trump s’était même servi de cet exemple lors de sa campagne. « Nous ne devrions même pas autoriser cela », avait-il clamé, jurant de rectifier la situation s’il est élu… Il avait, aussi, évoqué des droits de douanes sévères pour les voitures importées depuis l’étranger.

« Avec ce nouveau Président, nous devons craindre que les Etats-Unis se comportent comme la Chine, en se concentrant principalement sur sa propre économie, au détriment des relations commerciales internationales », a communiqué ce mercredi 9 novembre le VDA, l’union de l'industrie automobile allemande. L’élection du richissime homme d’affaires a plombé les actions de toutes les marques implantées sur le sol américain. Même les cours de Renault (-3,73) et Peugeot (-1,6) ont chuté. Et Trump n’a même pas encore été investi.