Uber : la voiture autonome arrêtée en Californie… après quelques heures

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Uber   Test San Francisco voiture autonome   14 12 2016
Par Xavier BEAL|Ecrit pour TF1|2016-12-15T13:21:27.435Z, mis à jour 2016-12-15T13:27:01.884Z

Le 14 décembre, Uber a lâché sur les routes de San Francisco, en Californie, ses voitures autonomes. Mais faute d'autorisation, le département des véhicules à moteur de Californie a demandé à Uber de retirer ses véhicules de la route...

Décidément, ce n'est pas une bonne semaine pour Uber. En France, les chauffeurs VTC sont en grève pour dénoncer les pratiques de l'entreprise. Et aux États-Unis, Uber vient de connaître un premier couac avec ses véhicules autonomes. Explications.

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Uber déploie sa flotte de voitures autonomes à San Francisco

C'est en publiant une vidéo sur Youtube qu'Uber a révélé au grand public son test grandeur nature de voiture autonome dans les rues de San Francisco.

En faisant ce test, Uber savait qu'il jouait avec le feu. L'entreprise californienne a en effet joué sur les mots et tenter de créer un vide juridique. Ainsi, pour la ville de San Francisco et la Californie toute entière, est une voiture sans conducteur. Le SUV d'Uber avait un conducteur à bord sauf que ce dernier n'avait jamais les mains sur le volant.

VOIR LA VIDÉO YOUTUBE DU TEST D'UBER DU 14 DÉCEMBRE

Uber dans l'illégalité !

Pour Uber, tout était donc légal. Mais pour le département des véhicules à moteur de Californie, ce n'était pas le cas : « Il est illégal pour l'entreprise de faire rouler des véhicules sans chauffeur sur des routes publiques tant qu'elle n'a pas reçu le permis », a assuré Brian Soublet, responsable du Département des véhicules à moteur de Californie, dans un courrier adressé à Uber.

Brian Soublet affirme également que la Californie pourrait poursuivre Uber en justice : « Il est essentiel qu'Uber prenne les mesures appropriées pour assurer la sécurité du public. Si Uber ne confirme pas immédiatement qu'il cessera son expérience et qu'il demandera un permis, le Département des véhicules à moteur de Californie engagera des actions judiciaires », a-t-il ajouté.

Voilà de quoi refroidir les ardeurs d'Uber dont le projet de voiture autonome est important. Dans un futur proche, un utilisateur de l'application mobile d'Uber pourra ainsi commander une voiture sans chauffeur qui embarquera toutefois un technicien pour reprendre le contrôle en cas d'urgence.

Et en plus de ses tests, Uber a aussi racheté il y a quelques mois la startup Otto, qui est spécialisée dans les logiciels pour camions sans chauffeur ! En octobre dernier, <strong>un camion sans chauffeur Otto avait effectué un trajet de 200 kilomètres pour… livrer de la bière</strong>.

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