Volkswagen Passat CC 1.8 TSI 160 : du coupé inédit

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Volkswagen Passat CC 1.8 TSI 160 : moins populaire, plus désirable
Par etf1|Ecrit pour TF1|2008-08-13T14:22:00.000Z, mis à jour 2008-08-13T14:22:00.000Z

La gamme Passat s'agrandit avec l'arrivée de cet inédit coupé 4 portes. Une grande première très réussie chez Volkswagen, après la berline et le break.

Présentation

Vous aurez beau chercher, cette Passat n’est pas un coupé-cabriolet. Et pour cause, les deux lettres « CC » signifient ici « Coupé Confort » ! Une appellation de prime abord déroutante, mais qui colle finalement parfaitement à la philosophie de cette nouvelle auto. Le style et le dynamisme sont, en effet, bien ceux d’un coupé, tandis que le confort et l’habitabilité, comme nous le verrons plus tard, se rapprochent de ceux d’une familiale. Plus longue de 3 cm (4,80 m), plus large de 3,5 cm (1,85 m) mais surtout plus basse de 5 cm (1,42 m) que la berline dont elle est issue, la Passat CC a fière allure. Une réussite qui, malgré les apparences, ne s’est pas faite au détriment du coffre. Bien qu’ayant un accès un peu limité, ce dernier peut effectivement contenir 535 litres, soit à peine 30 litres de moins que sa petite sœur !

Intérieur

La Passat CC se veut plus haut de gamme que la berline. C’est en tout cas le souhait de Volkswagen qui entend faire de son nouveau modèle un véritable véhicule Premium. L’habitacle hérite ainsi d’un traitement particulier, à la fois plus cossu et plus sportif. Parmi les nouveautés, on retiendra le volant multifonction à 12 boutons, les commandes de climatisation ou encore l’instrumentation plus lisible (blanc sur fond noir). Dommage que la marque ait choisi de conserver le revêtement peu flatteur de la planche de bord (le même plastique moussé que la berline). Ceci étant, le constructeur allemand nous a promis l’arrivée de matériaux plus nobles, dans un futur proche… Mais le plus marquant est évidemment la présence de 4 sièges individuels, comme dans un coupé, au lieu des 5 places habituellement vantées par les constructeurs. Séparés par un espace de rangement, les passagers arrière sont confortablement installés… à condition de ne pas mesurer plus de 1,90 m, en raison de la garde au toit limitée due au dessin du pavillon. L’espace aux jambes est en revanche remarquable ! Côté équipement, la Passat CC propose, notamment, de série des sièges sport, une climatisation automatique bi-zone, un volant multifonction, une radio CD 8HP MP3/WMA, l’allumage automatique des phares, un régulateur de vitesse ou encore des pneus anti-crevaison. Particulièrement élaborés, ces derniers ont la particularité de pouvoir colmater d’eux-mêmes des trous allant jusqu’à 5 mm de diamètre. Une nouveauté qui permettrait, selon Volkswagen, d’éviter près de 85% des avaries de pneu habituelles ! Richement doté, notre modèle d’essai, en finition Carat Edition, y ajoute par exemple un très pratique système de radionavigation à écran tactile et disque dur 30 Go, une sellerie cuir « Nappa », un lecteur de carte SD, des projecteurs bi-xénon et un frein anti-recul. Enfin, parmi les options, nous ne saurions que trop vous conseiller d’éviter le toit panoramique (1 200 euros), à l’entrebâillement limité à 40 mm, au profit de la très utile caméra de recul (400 euros).

Moteur

Si 90% des ventes devraient concerner les moteurs diesel (nouveaux 2.0 TDI 140 et 170 Common Rail), le 1.8 TSI 160 que nous avons essayé pourrait, lui, redonner l’envie aux acheteurs de rouler à l’essence. Avec son injection directe et son turbo, ce 4 cylindres est, il est vrai, dès plus agréables. Grâce à ses 160 ch et son couple de 250 Nm, il offre de bonnes accélérations et permet de relancer relativement bas dans les tours (à partir de 2 000 tr/mn).
Pour preuve, les virages serrés de notre périple en Toscane (Italie), négociés le plus souvent sur le 3ème rapport, là où nombre de moteurs auraient eu tendance à s’essouffler. Bien que légèrement accrocheuse, la boîte manuelle à 6 vitesses s’est montrée plutôt conciliante. Il nous tarde, cependant, d’essayer la toute nouvelle transmission DSG à 7 rapports (disponible en option), prévue d’ici la fin de l’année. Enfin, malgré le profil montagneux du parcours, notre consommation est restée plutôt modérée, avec une moyenne de 8l/100 km.

Sur la route

Comme il fallait s’y attendre, la Passat CC hérite du châssis et des trains roulants de la berline. Une base relativement saine à laquelle s’ajoute néanmoins un inédit système d’amortissement piloté (1 020 euros en option). Et c’est là toute la différence ! Paramétré selon 3 modes, Normal, Confort ou Sport, il adapte en permanence les suspensions de l’auto ainsi que le niveau d’assistance de la direction. Un vrai plus qui, combiné à l’élargissement des voies et au centre de gravité abaissé, permet à l’allemande d’être à la fois dynamique et confortable. A peine pourrait-on se plaindre d’une légère lourdeur du train avant dans les enchaînements serrés, ou bien d’un freinage manquant d’agressivité. Pour le reste, la Passat CC fait preuve d’une excellente insonorisation et propose nombre d’équipements de sécurité. Parmi eux, un régulateur de vitesse adaptatif capable de conserver les distances de sécurité voire même de stopper totalement le véhicule, et ce que Volkswagen nomme le Lane Assist. Un système qui, une fois mis en route (manuellement et à partir de 65 km/h), se sert des images fournies par une caméra située au niveau du détecteur de pluie, pour éviter au conducteur de sortir accidentellement de sa voie de circulation. Utilisée pour la 1ère fois sur un modèle de la marque, cette technologie agit directement sur le volant et peut prendre, si besoin, la main pendant 8 secondes, tout en émettant un signal sonore censé alerter le conducteur sur son absence de réaction. Plutôt étonnant à l’usage, le Lane Assist trouve néanmoins ses limites assez rapidement, notamment en cas de pluie, de contre-jour ou de faible marquage au sol.

Bilan

Avec cette Passat CC, Volkswagen semble avoir trouvé un bon compromis entre élégance et habitabilité. Difficile néanmoins de savoir si de tels arguments suffiront à attirer de nouveaux clients, en provenance des marques Premium que sont BMW, Mercedes et Audi. Il paraît en revanche plus probable de voir des amateurs de Passat séduits par l’idée de prendre le volant d’une auto plus valorisante, pour « seulement » 2 250 euros de plus que la berline. Cette version coupé 4 portes est ainsi vendue 28 950 euros en entrée de gamme. Bardé d’options, notre modèle d’essai 1.8 TSI 160 Carat Edition vaut lui près de 40 000 euros.

LE BILAN

Points Forts
- Design réussi
- Habitabilité conservée
- Amortissement piloté
- Moteur dynamique

Points Faibles
- Garde au toit aux places arrière
- Visibilité arrière
- Planche de bord de la berline