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Volvo passe devant le tribunal pour homicides et blessures involontaires

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Volvo
Par Julien LECORNU|Ecrit pour TF1|2008-10-23T10:19:00.000Z, mis à jour 2008-10-23T10:19:00.000Z

Ce Jeudi à colmar s'ouvre le procès en appel du constructeur suédois Volvo et d'une conductrice, condamnés en janvier dernier pour homicides et blessures involontaires.

Le 31 janvier, le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin) avait condamné la firme à 200.000 euros d'amende, concluant à une défaillance dans le système d'assistance au freinage de la Volvo 850 TDI qui avait fauché le 17 juin 1999 à Wasselonne (Bas-Rhin) deux enfants de neuf et dix ans. Un autre avait été grièvement blessé.
La conductrice Catherine Kohtz, une enseignante de 58 ans, avait été condamnée à six mois de prison avec sursis, un an de suspension de permis et 300 euros d'amende pour défaut de maîtrise de son véhicule.

Dans un communiqué, Volvo s'est une nouvelle fois déclaré convaincu de l'absence de défaillance technique du véhicule : "Les ingénieurs de Volvo ont inspecté le véhicule accidenté et ont effectué de nombreuses simulations, crash-tests et analyses, au centre de sécurité de Volvo Car, à Göteborg, en Suède", indique Volvo. "Les résultats de ces études se sont révélés convergents et ont démontré l'absence de défaillance technique du véhicule impliqué dans l'accident. Volvo Car Corporation est donc convaincu de n'avoir, en tant que constructeur automobile, aucune responsabilité dans l'accident de Wesselone", poursuit le communiqué.
Mme Kohtz a soutenu depuis le début avoir freiné sans que la pédale ne réponde, une version vigoureusement contestée par Volvo.

"Ma position n'a pas changé (...) J'espère une nouvelle condamnation de Volvo pour éviter d'autres malheurs", a-t-elle indiqué peu avant le début de l'audience. "C'est un enjeu qui est plus grand que le mien", a-t-elle ajouté. Relaxé en première instance, le concessionnaire de Souffelweyersheim (Bas-Rhin) qui avait vendu le véhicule et en avait assuré l'entretien comparaît également en appel.

Le constructeur et le concessionnaire alsacien, qui comparaissent en tant que personnes morales, encourent une amende de 225.000 euros. La conductrice risque une peine maximum de trois ans ferme et 45.000 euros d'amende. Le procès dure jusqu'à vendredi. La Cour d'appel devrait mettre son arrêt en délibéré.

(avec agence)


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