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La Volvo PV36 fête ses 75 ans

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La Volvo PV36 souffle ses 75 bougies
Par Said EL ABADI|Ecrit pour TF1|2010-02-09T14:06:00.000Z, mis à jour 2010-02-09T14:06:37.000Z

La Volvo PV36 restera comme un modèle majeur dans l'histoire du constructeur suédois. 75 ans plus tard, Volvo rappelle la genèse de celle considérée à tort comme une vulgaire copie de la Chrysler Airflow.

A son lancement il y a 75 ans, la Volvo PV36 est au centre d'une polémique.


On l'accuse alors de n'être qu'un véhicule plagié sur la Chrysler Airflow apparue en 1935. Erreur de jugement pour deux modèles séparés d'une année seulement. En effet des délais de production aussi courts, qui n’existent déjà pas de nos jours, étaient impensables voici 75 ans.


La Volvo PV36 est l’œuvre d’un seul homme, un certain Ivan Örnberg arrivé chez Volvo en 1931 en provenance de Hupmobile constructeur à Détroit. La Volvo PV36 était animée par la dernière version en date du 6-cylindres, moteur à combustion externe de 3.67 l de cylindrée, développant un peu plus de 80 ch.


Ce moteur était logé sous un capot intégré à la face avant et sur lequel mordaient les phares, qui entouraient une grille de radiateur classique. Les ailes avant se détachent quelque peu de l’ensemble mais si les phares avaient été positionnés à leur sommet au lieu de se fondre dans la face avant, les ambitions de profilage seraient passées inaperçues. C’est en fait l’emplacement et le style des phares qui donne tout son cachet à la voiture et rappelle la Chrysler Airflow. Mais il serait erroné d’affirmer que la Carioca en est une copie conforme. CQFD.

L’appellation PV 36 ne renvoie nullement à la logique de chiffres en vigueur sur les autres modèles Volvo. On a plutôt cherché à traduire l’idée que la voiture du futur était déjà là aujourd’hui, autrement dit 36 pour 1935.


Volvo souhaite exporter sa gamme au Brésil, dès 1933. En oprtant pour ce patronyme explicite, nul doute que le constructeur désirait simplement s'attirer les faveurs du marché brésilien en l’associant aux habitants de Rio plutôt qu’à la danse. Certaines Carioca ont d’ailleurs bel et bien fini au Brésil.

En conclusion rappelons que l'ultime PV36 vendue portait le numéro de châssis 450. Elle fut expédiée en Iran et remise là-bas à l’ambassadeur de Suède en 1938.