WEC 2016 : Porsche au sommet, Toyota dans l'ombre, haie d'honneur pour Audi

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Porsche LMP1 - Hartley, Webber et Bernhard
Par Loïc CHENEVAS-PAULE|Ecrit pour TF1|2016-11-20T15:04:18.326Z, mis à jour 2016-11-20T15:04:19.282Z

Que ce soit en LMP1 ou dans les autres catégories, l'Endurance a connu une année 2016 très dense mais qui se termine malheureusement par le départ d'un grand constructeur et la retraite d'un sacré pilote.

Ca y est. La saison 2016 du MotoGP est officiellement terminée, tout comme celle du WRC et c'est bientôt le cas pour la Formule 1. Mais en ce dimanche 20 novembre, la rédaction d'automoto.fr a choisi de vous parler d'Endurance et de WEC pour revenir sur une année riche en émotions. Petit tour d'horizon en quatre points.

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Audi par la grande porte

Pour commencer, comment ne pas évoquer le retrait de la firme aux Anneaux après 18 ans de présence dans la discipline et 13 victoires lors des 24 Heures du Mans ? Qu'on se le dise : ce départ d'Audi va laisser un vide considérable en Endurance la saison prochaine. Car malgré un exercice 2016 compliqué, le constructeur d'Ingolstadt a tout de même ramené neuf podiums avec ses R18, dont deux victoires et une dernière ce samedi lors des 6 Heures de Bahrein. La plus grosse déception restera néanmoins les 24 Heures du Mans où, malgré la 3e place miraculeuse décrochée après l'abandon de la Toyota n°8, les prototypes teutons n'ont jamais été au niveau de la concurrence.


Webber, chapeau l'artiste !

Etre à la hauteur des attentes, Mark Webber l'a été. Tout comme ses deux acolytes à bord de la 919 Hybrid championne du monde en 2015, Brendon Hartley et Timo Bernhard. Pourtant, le début de saison a été extrêmement compliqué et les problèmes n'ont cessé de s'accumuler. Il a fallu attendre la quatrième manche de la saison sur le tracé du Nürburgring pour enfin voir l'Australien et les siens s'imposer. Au final, l'ancien pilote de Formule 1 a glané quatre victoires avec son équipage pour son ultime année de compétition officielle dans le sport automobile, terminant cette dernière par un week-end et un podium très émouvants à Bahrein... A la hauteur, aussi, du grand champion qu'il est.


Porsche sacré, Toyota en retrait

Avec le retrait d'Audi et la retraite de Mark Webber, les deux sacres de Porsche ont également marqué l'histoire de cette saison 2016. Titrée dans la catégorie LMP1 pour la deuxième année consécutive, la firme de Zuffenhausen a aussi décroché la victoire au niveau des pilotes et c'est le trio Dumas-Jani-Lieb qui a conquis le Graal. Une première place sur la plus haute marche du podium que Toyota laisse échapper depuis 2014 et qui traduit aussi les difficultés rencontrées par la marque nipponne cette année, marquée par le terrible abandon à l'amorce du dernier tour des 24 Heures du Mans et une seule victoire aux 6 Heures de Fuji. Une bien maigre consolation.

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Ford a encore écrit l'histoire

Mais si la catégorie LMP1 a eu droit à son lot de surprises, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, il ne faut pas pour autant oublier les autres catégories, et notamment GTE Pro où Ford a écrit un nouveau chapitre de sa légende. De retour en Endurance, 50 ans après son triplé historique dans la Sarthe, la marque à l'Ovale bleu a frappé fort en s'imposant lors des 24 Heures du Mans 2016 avec à son volant le régional de l'étape, un certain Sébastien Bourdais. Un joli clin d'oeil et une belle histoire, tout comme celle de Frédéric Sausset, premier pilote quadri-amputé à avoir pris le départ de l'épreuve et franchi le drapeau à damier à la 39e place finale.

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De quoi laisser de bons espoirs pour 2017? L'avenir nous le dira. En attendant, les changements annoncés pour 2018 avec une part plus importante pour l'hybridation n'auront pas lieu, notamment en LMP1, où le règlement technique vient d'être gelé jusqu'à la fin de la saison 2019.

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