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WRC : Rallye de Monte-Carlo 2017 : Oui, Ogier a réalisé un exploit

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Sébastien Ogier (Ford)
Par Julien PEREIRA|Ecrit pour TF1|2017-01-22T17:45:44.865Z, mis à jour 2017-01-22T17:49:01.723Z

Sébastien Ogier (Ford M-Sport) a remporté le Rallye de Monte-Carlo, première manche du cru WRC 2017. Le Français a réussi une performance de haut-vol, marquante, et donné un premier coup de massue à ses rivaux.

On ne s’en est pas étonné, tant Sébastien Ogier avait pris l’habitude de tout rafler sur son passage ces quatre dernières années. 


Pourtant, le succès qu’il a obtenu ce dimanche 22 janvier, à Monte-Carlo, manche inaugurale de la saison 2017 de Rallye, n’a rien d’anodin. Même s’il est son 39e en carrière, et le quatrième en Principauté. Mais il est, surtout, le premier d’une nouvelle ère, celle qui a tourné la page de la domination à outrance de Volkswagen.

« Juste incroyable »

Sur les hauteurs de Monaco, le Gapençais n’avait ni les outils qu’il a eus avec la marque allemande, ni l’adversité décevante des saisons précédentes. L’équipe M-Sport, structure chargée de l’engagement de Ford en WRC dont le budget n’a rien de raisonnablement comparable à celui de la firme de Wolfsburg, n’avait jamais obtenu le moindre succès en tant qu’équipe privée.


 A peine un moins après avoir convaincu le quadruple champion du monde, elle a décroché une victoire inespérée (et un double podium avec la troisième place d’Ott Tänak) aussi tôt dans la saison. « Honnêtement, je m'attendais à gagner un jour, mais gagner dès la première course, c'est juste incroyable », a lâché le Haut-Alpin à l’arrivée.

Vers un duel Neuville – Ogier ?

« Merci à toute l'équipe qui a travaillé très dur tout l'hiver pour être prête. On doit continuer de travailler très dur pour le reste de la saison, mais au moins on commence avec beaucoup de points », a-t-il aussi ajouté, probablement conscient qu’il n’était pas forcément le plus rapide durant le week-end. Thierry Neuville a longtemps dominé l’épreuve, fort d’une expérience de longue date avec Hyundai, et profitant, aussi du palier franchi par la nouvelle i20 du constructeur coréen, très performante sur le tarmac glacé de Monte-Carlo. 


Mais le Belge a tremblé au moment où il ne le fallait surtout pas, au contraire de son rival, et payé au prix fort une erreur de pilotage. Si son talent et la supériorité apparente de son matériel risquent de faire de lui l’homme à battre cette saison, le statut, et, surtout, l’époustouflante régularité de Sébastien Ogier feront du Français celui qu’il faut abattre.