Interview ! Les criminels de "The Blacklist" : Amanda Plummer

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EP13 Tracy Solobotkin01
Par Alison DEFAUWE|Ecrit pour TF1|2015-09-30T21:25:54.335Z, mis à jour 2015-09-30T21:25:54.335Z

Après son intervention dans l'épisode 13 de la saison 2 de "The Blacklist", Amanda Plummer nous confie ses impressions sur le rôle de méchant qu'elle a occupé à travers le personnage de "Tracy Solobotkin".

Parlez-nous de votre personnage et de ses crimes...

Je me suis régalée. L’assassin, c’est elle. Elle fait preuve de beaucoup d’imagination quand il s’agit de tuer des gens. En plus, elle est cannibale ! 


Enfin un rôle consistant, donc…

Avec moi, rien ne se perd.  


Les femmes ne jouent jamais des assassins cannibales. Ca vous a fait quoi ?

C’était intéressant. Les femmes n’ont jamais été très gâtées, que ce soit par le passé ou même aujourd’hui. « Le sexe faible. » « Elles ont leurs ragnagnas. » « Elles sont hystériques », « pas très futées ». « Au fond, elles ne savent pas faire grand chose. » Voilà pourquoi on ne parle jamais des millions de femmes qui commettent des meurtres ! 


Combien a-t-elle fait de victimes ?

Je ne suis pas sure qu’elle les compte. 


Pourquoi votre personnage est-il dans le collimateur de Reddington ?

Aucune idée. 


Comment vous êtes-vous préparée pour le rôle ?

Je suis quelqu’un d’horriblement honnête, et si j’ignore pourquoi Reddington m’en veut, c’est parce que je n’ai pas besoin de cette information pour jouer le personnage. J’ai juste besoin de savoir que quelqu’un est sur sa piste. Le scénario est clair. Je fais ma valise, je prends l’avion, j’apprends mes répliques pendant le vol et je tourne le lendemain. Le personnage n’a vraiment pas besoin de plus d’information. 


Quel est sa relation avec Reddington ?

Elle n’en a pas. Dommage, pas vrai ? On n’avait aucune scène ensemble. Pas de chance ! 


Quelle est l’intrigue ?

Question suivante ? Je ne m’en souviens plus. Ce n’est pas le genre de choses auxquelles je m’attache. Je m’intéresse davantage à l’énergie véhiculée par les gens et les tournages. L’intrigue est toujours simple. 


Vous aviez des scènes avec Megan Boone ?

Oui, parce que je tente de l’assassiner, mais nous nous battons et elle finit par gagner. 


Votre personnage meurt-il ?

Elle essaie de me tuer.  


Elle y parvient ?

Ressler arrive avec un flingue à la dernière minute et l’empêche de m’achever. 


Pensez-vous que quelqu’un réussira un jour à être plus rusé que Reddington ?

Je ne sais pas. Il est brillant, mais il y a plein de gens brillants. J’ai regardé cinq épisodes et j’ai eu le sentiment qu’il est toujours préoccupé par autre chose. Des choses de sa vie privée. C’est ce que je ressens, même s’il n’en parle pas beaucoup. 


Qu’est-ce qui explique cette fascination pour les rôles de méchants ?

Iago. C’est pas un rôle extraordinaire, ça ? Et il y a un nombre illimité de personnages soi-disant méchants dans tous les genres artistiques. Quand je lis, ou que je vois, Othello, par exemple, le rôle que je trouve fascinant – même s’ils me fascinent tous –, c’est celui de Iago. A cause de ce qu’il traverse, à la fois sur le plan intérieur et dans sa relation aux autres. 
Je pense que nous sommes des êtres complexes. Quand vous jouez quelqu’un de bien, c’est juste une étiquette. Même les gens bien ont des pensées négatives, et ils passent parfois à l’acte, mais ils doivent lutter contre leurs démons, et je crois que c’est aussi ce qui arrive aux méchants.  


Parlez-nous de l’équipe de The Blacklist...

Des gens merveilleux, très accueillants. Vous arrivez, vous êtes nouvelle, vous vous adaptez à la cadence d’une série, tout va très vite, surtout quand on n’a pas l’habitude de tourner pour la télé. Et ils vous mettent à l’aise immédiatement. C’est Andrew McCarthy qui réalisait l’épisode. On se connaît depuis très longtemps. 


Comment s’est passé le tournage ?

C’était surprenant. J’adore Andrew, que je ne vois malheureusement pas très souvent. Quand on était plus jeunes, on se fréquentait davantage, on regardait des films ensemble. C’est un amour. J’étais ravie de le revoir et de tourner sous sa direction. Je lui ai dit : « Tu préfères que je t’appelle comment ? Ca te va si je t’appelle par ton prénom ? » Et comme il est adorable, il m’a répondu : « Ce qui te fait plaisir. » Les gens ont l’air de l’apprécier énormément. 


Reverra-t-on votre personnage ?

C’est tout à fait possible. Parce qu’elle n’est pas morte.