Interview ! Les criminels de "The Blacklist" : Eric Nelsen

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Par Alison DEFAUWE|Ecrit pour TF1|2015-09-30T21:25:03.785Z, mis à jour 2015-09-30T21:25:03.785Z

Après son intervention dans l'épisode 12 de la saison 2 de "The Blacklist", Eric Nelsen nous confie ses impressions sur le rôle de méchant qu'il a occupé à travers le personnage de "David Kenyon"

Parlez-nous de votre personnage et de ses crimes... 

Il s’appelle David Kenyon, et il est vraiment tordu. C’est le chef d’une bande de polygames, mais il est extrêmement dangereux et il tue des gens. En gros, c’est un gourou, dont les disciples font irruption dans une église et tuent tous les fidèles. Ils ont été manipulés par le père de mon personnage et par quelqu’un d’autre. Tout ceci se déroule dans les montagnes du Tennessee, où le groupe vit en autarcie depuis dix ans. Kenyon est un type crasseux, qui ne connaît que le système que son père a mis en place. Quand il se rend compte que celui-ci n’est qu’un escroc, il le tue et lui plante des bouts de bois dans les yeux parce qu’il a trahi la secte. Kenyon fait alors sécession avec quelques types à lui. 


Pourquoi votre personnage est-il dans le collimateur de Reddington ?

Parce que sa secte constitue une grave menace, que des meurtres inexpliqués ont eu lieu et qu’ils sont de mèche avec les autorités et la communauté dans laquelle ils vivent. C’est assez flippant. Red doit mettre un terme à tout cela.  


Comment vous êtes-vous préparé pour le rôle ?

J’ai regardé plein de vidéo sur les prédicateurs et tous ceux qui exercent une emprise sur un groupe. Leurs fidèles obéissent sans discuter. J’ai trouvé tout ça sur YouTube. A un moment donné, mon personnage devient fou et se met à monologuer, en s’adressant à son père disparu. Les spectateurs ne savent pas que le père est mort, et Kenyon fait ce long monologue. Il croit même que son père lui répond. C’est le moment où Kenyon passe du statut de leader à celui de psychopathe, un phénomène auquel je me suis également intéressé. J’aime m’imaginer le passé du personnage, qui est peut-être un peu schizophrène. Là encore, je me suis renseigné. J’ai fait mes devoirs ! Les sautes d’humeur, la bipolarité, les voix qui rassurent et apaisent… C’était très marrant à jouer.  


Pensez-vous que quelqu’un réussira un jour à être plus rusé que Reddington ?

Il donne toujours l’impression d’avoir une longueur d’avance, mais ça serait intéressant. Je suis sûr que c’est possible dans l’absolu, parce qu’il y a des gens vraiment tordus. En fait, j’aimerais presque que ça arrive pour voir ce que ça donnerait ! 


Qu’est-ce qui explique cette fascination pour les rôles de méchants ?

Il y a souvent matière à faire quelque chose d’intéressant, tant de choses à explorer de l’autre côté du miroir ! C’est un défi qui vaut la peine d’être relevé, la possibilité d’explorer notre part d’ombre, à la fois mentalement et physiquement. Souvent, dans la comédie, vous puisez dans certaines facettes de votre personnalité. Tandis que pour ce genre de rôle, des rôles plus dérangeants, vous faites vraiment appel à votre imagination et vous vous servez de ce que vous avez vu ou entendu, ce qui rend les choses un peu plus excitantes. 


Parlez-nous de l’équipe de The Blacklist...

De vrais dingues, et c’est un compliment. Ils sont géniaux ! Ce sont de vrais professionnels, qui savent exactement ce qu’ils ont à faire, et qui le font. Quand vous travaillez avec de grands acteurs, vous sentez tout de suite la différence : il y a un réel déclic, et tout le monde donne le meilleur de lui-même. On essaie de profiter de chaque instant. J’ai surtout tourné avec Megan Boone, qui était adorable. La femme qu’elle interprète, Elizabeth Keen, est très particulière, et c’était impressionnant de la voir entrer dans la peau du personnage en un instant. 


Comment s’est passé le tournage ?

J’aime beaucoup le fait que la série soit tournée à New York, tout près de là où habite ma mère, ce qui était bien pratique. Ils ont recréé la petite communauté sur deux plateaux avec, d’une part, un énorme loft et, d’autre part, des extérieurs avec de la terre partout et un énorme feu autour duquel les enfants s’asseyaient et faisaient cuire leur nourriture. Deux plateaux radicalement différents, l’un à côté de l’autre. Je tiens à féliciter ceux qui ont construit ça parce que c’était vraiment incroyable, surtout quand on se souvenait qu’on était à Manhattan ! 


Reverra-t-on David Kenyon ?

J’ai travaillé pendant un moment sur des séries où une résurrection n’aurait pas été impossible mais, malheureusement, à la fin de cet épisode, je reçois une balle en pleine tête. J’ai fini par prendre conscience de ce que je faisais, mais un de mes adeptes prend ça pour de la lâcheté et il me tire dessus. Au moment où on se dit que je vais enfin me libérer de ma prison mentale, un des types que j’ai embrigadés me tue ! C’est une scène assez forte. Je crains qu’il ne soit malheureusement pas possible de ressusciter quelqu’un qui est mort d’une balle dans la tête. Si la série passait dans la journée, je ne dis pas, mais en soirée, ça me semble difficilement envisageable !  


Quelque chose à ajouter ?

J’ai adoré travailler avec David Platt. C’est un des meilleurs réalisateurs new-yorkais, ça fait des années qu’il fait ce métier et j’espère avoir l’occasion de retravailler avec lui.