Interview ! Les criminels de "The Blacklist" : Krysten Ritter

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TBL 201 20140804 EL 0287 (Lord baltimore)
Ecrit pour TF1|2015-09-10T08:51:33.477Z, mis à jour 2015-09-10T08:59:16.086Z

Après son intervention dans l'épisode 1 de la saison 2 de "The Blacklist", Krysten Ritter nous confie ses impressions sur le double-rôle de méchante qu'elle a occupé à travers le personnage de "Rowan Mills".

Décrivez-nous votre personnage et ses crimes… 

Rowan est accusée de faire partie de la Blacklist, d’espionner les salariés de grandes entreprises en examinant les requêtes Google sur leurs déplacements professionnels ou leur addiction au jeu. Elle est dans le collimateur de la justice parce qu’elle dispose de ce genre d’informations. Le FBI pense qu’elle n’a absolument pas conscience de ce qu’elle fait. Le détecteur de mensonges semble d’ailleurs l’innocenter.

Agit-elle seule ? 

On finit par découvrir qu’elle avait une sœur jumelle qui est décédée, et que Rowan était la plus dangereuse des deux. Elle a subi des mauvais traitements et des attouchements sexuels quand elle était plus jeune, et elle a toujours envié sa sœur d’avoir été épargnée. Elle a fini par l’assassiner et a usurpé son identité mais sa culpabilité et les traumatismes qu’elle a vécus ont entraîné un dédoublement de sa personnalité. Les fans de séries connaissent bien ce phénomène !

Vous avez aimé relever le défi de ce double rôle ?

C’est très complexe mais, pour un acteur, c’est un véritable régal. Je ne me suis pas fait prier pour accepter et participer à cette aventure. Après tout, on parle de The Blacklist, avec James Spader, qui est une légende vivante et un excellent acteur !

Comment vous êtes-vous préparée à incarner Lord Baltimore ?

Je pars de la première chose qui me vient à l’esprit. Dans ce cas précis, elle a un tic nerveux : elle joue avec la bague qu’elle a sur le pouce. Mais ça peut vraiment être tout autre chose, ça varie en fonction du projet. Cette fille est dans l’introversion, ce qui se traduit probablement par une posture plus défensive. Ensuite, je discute avec la costumière – en l’occurrence, Christine [Bean] – et je lui donne des indications très précises sur ce que j’ai imaginé, parce que ça va m’aider à définir physiquement le personnage. Il m’est arrivé de devoir jouer deux rôles dans la même tenue. J’ai regardé des vidéos sur YouTube, et travaillé avec mon prof d’art dramatique sur la manière de montrer comment je passais de l’un à l’autre. Les gens qui souffrent de troubles de la personnalité sont sensibles à certains éléments déclencheurs.

Qu’est-ce qui est si attirant dans le fait de jouer un méchant ?

J’ai toujours trouvé ça amusant. C’est génial de pouvoir faire des choses qu’on ne se permettrait jamais dans la vraie vie !

Pourquoi votre personnage est-il dans le collimateur de Reddington ?

Je suis sur sa liste parce que je suis Lord Baltimore. 


Connaissez-vous la série avant de rejoindre l’équipe ?

Absolument. En tant qu’actrice, je me dois d’être au courant de ce qui se fait à la télé. Comme tout le monde n’arrêtait pas d’en parler, j’ai même regardé le pilote avant sa diffusion. J’ai adoré. La structure de la série est tout simplement extraordinaire. Elle fonctionne sur le principe de l’enquête, mais elle peut durer des années !

Pensez-vous que quelqu’un réussira un jour à être plus rusé que Reddington ?

Aucune idée. Il donne toujours l’impression d’avoir une longueur d’avance. Il a l’air d’être capable de deviner toutes vos pensées, un peu comme dans Le Silence des agneaux. C’est vraiment étonnant !

Comment s’est passé le tournage ?

Fantastique. C’était tout nouveau pour moi, parce que j’avais surtout fait des sitcoms. Là, je me retrouvais sur les lieux d’un crime, dans des décors sordides, des salles d’interrogatoire très sombres, ce qui donne évidemment une certaine ambiance. J’ai appris énormément de choses. Comme je suis toujours très pote avec les actrices, Megan [Boone] et moi sommes devenues amies. Je suis arrivée pour le tournage du premier épisode de la nouvelle saison, et tout le monde avait hâte de s’y remettre. Les journées sont très longues, et les séries dramatiques ne sont pas évidentes. Il faut tenir le coup sur la durée, bien s’occuper de sa santé et réussir à avoir une vie à côté !

Vous-êtes vous inventé un passé pour le rôle ?

C’est indispensable, au moins pour soi. Mais le personnage était bien construit, ce qui est toujours agréable. Certaines scènes débutaient après une révélation, et je devais souvent m’imaginer ce qui s’était passé juste avant. 

Votre personnage meurt-il à la fin de la saison ?

Non, mais je ne sais pas comment les choses évolueront.

Ce genre d’intrigue vous angoisse-t-il, ou bien passez-vous à autre chose dès que la journée est finie ? 

Quand on fait ce métier depuis des années, on arrive à dissocier vie privée et vie professionnelle. Bien entendu, si vous venez de jouer une scène très dure et que vous avez fait plusieurs prises, ça a des répercussions sur votre moral. Mais il faut trouver le moyen de s’en détacher à la fin de la journée.

Vous parliez de James Spader comme d’une « légende vivante ». Vous avez tourné ensemble ?

Non, nos personnages ne se croisent jamais, ce dont je ne me suis rendue compte qu’à la lecture du scénario. Je ne l’ai même pas rencontré mais je sais que c’est un acteur consciencieux et très solide. J’aurais bien aimé avoir une scène avec lui !

Comment pensez-vous que la série va évoluer ?

Je n’en ai aucune idée. J’imagine qu’elle se terminera quand tous les noms auront été rayés de la liste !

Quelque chose à ajouter ?

J’ai beaucoup aimé le fait de pouvoir interpréter deux personnages radicalement différents : une victime et une fille qui sait se servir d’une mitraillette !