Interview ! Les criminels de "The Blacklist" : Ron Yuan

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Par Alison DEFAUWE|Ecrit pour TF1|2015-10-14T21:25:51.616Z, mis à jour 2015-10-14T21:25:51.616Z

Après son intervention dans l'épisode 20 de la saison 2 de "The Blacklist", Ron Yuan nous confie ses impressions sur le rôle de méchant qu'il a occupé à travers le personnage de "Quon Zhang".

Qui est votre personnage et que fait-il dans la vie ?

En gros, c’est un trafiquant international. 


Que vend-il ?

Tout. Des armes, de la drogue, des esclaves.  


Quels sont les crimes qui nous intéressent dans la série ?

Il est sur la blacklist à cause de ses trafics. Il se livre aussi à d’autres activités, de par sa culture. Des familles aisées font appel à lui pour tuer des femmes. Quand une jeune femme quitte son fiancé, pour une raison X ou Y, par exemple, et que celui-ci se suicide, les parents du jeune homme font appel à Quon Zhang pour l’enlever et la tuer afin de la faire enterrer avec leur fils. Pour qu’ils soient réunis dans l’au-delà. C’est un peu comme la santeria : les gens croient au surnaturel. Son frère, qui était dans la marine américaine, a été tué parce que sa famille pensait qu’il leur portait malheur. Leur père a fait fortune et dirigé une entreprise pendant 37 ans, jusqu’au jour où tout a brûlé, y compris leur maison. Mon personnage garde des séquelles de cet incendie. Avant de mourir, sa mère lui a demandé de trouver une femme pour son frère décédé, parce que celui-ci s’ennuyait dans l’au-delà. Il est donc également très superstitieux. Ce sont des choses dont j’ai entendu parler.  


Pourquoi votre personnage est-il dans le collimateur de Reddington ?

Reddington veut qu’il exfiltre un agent qu’il traque depuis des années, parce qu’il sait que Zhang est le seul à pouvoir le faire. 


Comment vous êtes-vous préparé pour le rôle ?

Quand j’ai lu le scénario, j’ai aimé la complexité du personnage. J’ai bouquiné pas mal de choses sur les différentes superstitions, pour voir à quel point ces gens sont capables de sombrer dans le fanatisme et la folie. J’en ai aussi fait quelqu’un de très noir, notamment parce que son frère était dans la marine et que ses parents, qui avaient travaillé dur toute leur vie, sont morts. Il est intelligent. Il a peut-être fait différentes choses avant de devenir ce trafiquant capable de vous trouver n’importe quoi. Je me dis qu’il a dû faire son service militaire, lui aussi, et que sa connaissance du milieu lui a permis de s’en sortir. D’autant plus qu’il pratique les arts martiaux… 


Pensez-vous que quelqu’un réussira un jour à être plus rusé que Reddington ?

Peut-être un court instant. Mais je ne pense pas, vu la série.  


Qu’est-ce qui explique cette fascination pour les rôles de méchants ?

Ils sont amusants. Que vous soyez un gentil méchant, ou un méchant gentil, ou un méchant authentique. Est-ce que je veux juste que vous me détestiez et que vous souhaitiez ma mort ? Ou, au contraire, susciter de la compassion jusqu’à ce que vous en arriviez à comprendre pourquoi j’agis de la sorte ? Ca, c’est la première question. Ensuite, je réfléchis au personnage. Est-ce qu’il a un code de conduite, ou pas du tout ? Est-ce que c’est un tueur sans foi ni loi ? 


Parlez-nous de l’équipe de The Blacklist...

Tout le monde était super gentil. Quant à Megan [Boone] et Hisham [Tawfiq], ils étaient tout simplement adorables.  


Parlez-nous de l’équipe de The Blacklist...

Tout le monde était super gentil. Quant à Megan [Boone] et Hisham [Tawfiq], ils étaient tout simplement adorables.  


Reverra-t-on votre personnage ?

C’est possible. D’après ce que je sais, ça peut arriver quand les blacklistés s’en tirent vivant. Quand je suis arrivé, tout le monde m’a dit : ton personnage ne meurt pas, tu sais ce que ça signifie. Ils avaient tous l’air d’être content de l’épisode et de l’intrigue, alors qui sait ? J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à travailler avec toute l’équipe, même si je n’ai pas tourné avec James Spader. 


Quelque chose à ajouter ?

Globalement, j’ai trouvé que chacun, du chef opérateur jusqu’à la maquilleuse, faisait un super boulot. Et même si j’étais obligé de porter des prothèses et de faire plein de trucs, c’est un de mes meilleurs souvenirs en 25 ans de carrière. Les gens avaient peut-être la pression, mais ils ne le montraient pas.