L'interview de Vincent Lagaf

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Vincent Lagaf présente le nouveau jeu Boom
Par Isabelle Gaudon|Ecrit pour TF1|2015-07-22T08:04:20.688Z, mis à jour 2015-07-22T08:04:23.003Z

Atout maître de TF1 en matière de divertissement, Vincent Lagaf revient en force avec «Boom : gagner ne tient qu’à un fil !», un jeu quotidien inédit qui allie quiz de culturelle générale, humour et gains attractifs ! Un parfait dosage pour un show ludique et haut en couleur dont seul Lagaf’ a le secret ! Rencontre avec l’amuseur public N° 1 de la chaîne.

«Il ne faut jamais se prendre au sérieux !» 

Depuis bientôt vingt ans, vous surfez sur le succès et bénéficiez d’un statut à part !
 Avec TF1, cela fait vingt ans que, depuis L’or à la pelle, il y a entre nous une confiance réciproque aboutie. 

Cette cote d’amour vous galvanise ou vous met encore davantage la pression ?
Soyons honnêtes ! Cette cote d’amour avec la chaîne, elle est uniquement due à l’existence de la cote d’amour du public ! Un disque qui ne marche pas, on le retire des bacs, un film qui ne marche pas, on le retire de l’affiche. Un animateur qui ne fait pas recette, il ne reste pas sur la chaîne. Alors, bien sûr, ça fait «flipper». 

Pourtant, c’est facile, pour vous !
Détrompez-vous ! Quand j’ai commencé, il y avait 4 chaînes gratuites. Maintenant, il y en a beaucoup sur lesquelles on passe à peu près la même chose : 1/3 est consacré à une bande de copains assis autour d’une table, 1/3 raconte ce qui se passe dans le monde et l’autre tiers est dévolu à la cuisine, au cinéma, à l’art, au divertissement, etc. Croyez-moi, il faut se différencier et c’est beaucoup plus difficile qu’avant. J’arrivais à rendre l’antenne avec 5 millions de téléspectateurs et aujourd’hui, avec les nombreuses chaînes disponibles, je parviens à en attirer 4 millions. C’est le meilleur programme qui l’emporte dans le cœur du public, je suis très fier d’être toujours là. 

Le public vous aime et c’est réciproque ! J’adore le public, mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, je redoute toujours de me trouver dans des endroits où il y a beaucoup de monde. Etre sur scène en public ou sur un plateau de télévision, c’est un grand bonheur, mais au milieu d’une foule, je suis angoissé. A ma façon, je suis un ours et pour reprendre bien modestement Georges Brassens, je ne suis pas attiré par « Les Trompettes de la Renommée » ! 

 «Boom» déboule sur l’antenne. Vous avez eu votre mot à dire ?
 Oui, complètement ! J’ai toujours eu une liberté d’expression considérable. C’est une grande chance et je l’ai toujours eue depuis le début. Que ce soit avec Crésus, Le Bigdil, Le juste Prix, et tous les autres, on a toujours fait les choses d’un commun accord, comme je le sentais. «Boom» vous a tout de suite plu ? Il y a un an, on m’a proposé d’animer ce concept israélien qui s’appelle «Boom», basé sur l’explosion de «bombes», j’ai fait : «Hou la la». Tout le monde au sein de la chaîne a dit banco : il y a un vrai potentiel à développer. Nous avons modifié le nombre de candidats, la disposition du plateau, le nombre des épreuves rendant le tout plus dynamique et plus adapté à ma façon d’animer et davantage de proximités avec les candidats. De la mécanique de départ, nous avons conservé le principe de désamorçage des «bombes» tout en le rendant moins anxiogène, pour cela, nous avons créé un univers très coloré, très cartoonesque. J’ai une équipe qui bosse avec moi, pour certains depuis vingt-cinq ans. Ils savent exactement ce que j’aime, ce que je n’aime pas… et ce que j’ai envie de faire. Je sais animer une émission et m’adapter à un concept, mais je ne sais pas la créer, la modeler… Si on compare l’émission avec une voiture, je dirais qu’on a gardé le moteur et changé toute la carrosserie.

Quelles qualités faut-il pour animer des jeux qui rassemblent des millions de téléspectateurs ?
La première et à mon avis, la seule, c’est de savoir que nous sommes de passage. Il ne faut jamais se prendre au sérieux. Tout tient à trois fois rien. Demain, ça peut s’arrêter. Il faut être entouré de personnes qui n’auront pas peur de vous dire : «Dis donc, tu nous enquiquines !» Surtout ne jamais s’entourer de gens qui vous font croire des choses fausses. Je n’aime ni courtiser ni être courtisé. J’aime les rapports sincères, vrais. J’ai horreur qu’on me frotte le dos. Parmi mes amis, il n’y a pas de stars ; ils sont entrepreneurs, charcutiers, loueurs de voitures… Ça étonne, je sais. Beaucoup de gens me disent : «Avec votre notoriété, c’est tout de même incroyable de vous voir entrer dans une petite pizzeria !» Eh bien, oui ! 

Rester vrai, c’est votre force ? 
Oui. C’est ce que j’essaie d’inculquer à mon fils Robin. L’entourage, la garde rapprochée, c’est votre socle ! Oui, j’ai la chance d’être bien entouré par ma famille et je n’ai confiance qu’en elle. Ma femme Véronique s’occupe de moi, elle gère mes affaires et mes intérêts. Elle a toujours fait le lien avec le monde extérieur ainsi que dans les réunions en compagnie de mon beau-frère, Fred Benard, ils me représentent; ils sont tout à fait à même de dire : «Avec ça, Vincent fera quelque chose», ou à l’inverse, « Avec ça, Vincent ne pourra rien faire !» Quel genre d’animateur pensez-vous être aux yeux du public ? Un copain, un ami ? Oui, c’est tout à fait ça, je suis l’ami ou le grand frère mais surtout pas le gendre idéal ! J’ai toujours été marginal. Ne pas accepter de rentrer dans le moule m’a un peu desservi parfois. Mais si cette attitude m’a fermé des portes, tant pis ! C’est qu’elles ne devaient pas s’ouvrir. L’essentiel est de savoir que les choses sont possibles et d’avoir envie de les faire. Moi, je préfère vivre avec des regrets plutôt que des remords ! 

 Vous êtes un sacré désarmorceur de morosité !
 Ah ! Oui. J’aime bien aussi la formule d’un de mes potes : «Vincent, c’est une arme de distraction massive» ! 

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