Un guest dans le nouvel épisode de Camping Paradis !

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Par Anne THOMSON|Ecrit pour TF1|2011-04-06T16:00:00.000Z, mis à jour 2011-04-06T16:31:09.000Z

Le plus célèbre des campings de France accueillera en guest Christian Rauth dans l'épisode inédit "Romeo et Juliette au Camping " qui sera diffusé Lundi 25 Avril à 20h45 sur TF1.

Christian Rauth, créateur et acteur de "Père et Maire", adopte pour Camping Paradis, gilet, pantalon, chemise et chapeau noirs pour incarner Gabriel Alvarez, gitan irascible et parent de Django Reinhardt, fameux guitariste de jazz manouche.


Comment êtes-vous arrivé sur Camping Paradis ?


Au Festival de la Fiction TV de La Rochelle, j'ai rencontré Richard Berkowitz et Nicolas Douay , qui m'ont proposé de jouer dans un épisode de Camping Paradis. Cette participation m'a offert l'opportunité de renouer avec TF1, diffuseur de Père et Maire, la série que j'ai créée et interprétée avec Daniel Rialet.


Comment décririez-vous votre personnage ?


Comme tout le monde, il est enfermé dans des convictions et un formatage culturels. Sa façon de voir le monde correspond à celle de ses parents et arrière-grands-parents et il n'a pas évolué. A la fin, tout de même, il reconnaît avoir été psychorigide. En tant qu'acteur, il faut accepter cet a priori et l'assumer jusqu'au bout.


Comment en faire un personnage de comédie ?


Son attitude peut prêter à rire, mais ce n'est pas un personnage de comédie, il prend tout très au sérieux. Il ne pense pas une seconde être ridicule. Comme dans l'Avare de Molière, c'est la structure dramatique qui fait rire, la façon dont le metteur en scène a présenté l'histoire.


Qu'est-ce qui vous a séduit dans ce personnage ?


En fait, le personnage était très loin de moi. J'aime les challenges et l'idée de le défendre est un bon défi... De plus, faire croire que je joue de la guitare comme un dieu, c'est amusant, non? Le plaisir d'interpréter un personnage tient au scénario, aux dialogues et à l'équipe qui sait créer une bonne ambiance.


Comment vous êtes-vous préparé pour ce rôle ?


Je me prépare toujours un peu de la même façon, selon deux idées directrices. D'une part l'habit fait le moine. Une fois le costume trouvé, on a 80% du personnage. Nous avons passé une journée à fixer ce look assez sobre, sans être dans la caricature. Nous voulions éviter les chaînes, gourmettes et anneaux dans les oreilles. C'est un gitan classique, un peu comme les Gipsy Kings. C'est surtout un artiste de haut niveau, qui ne tient pas à accentuer le côté paillettes de ses spectacles. Nous devions trouver quelques accessoires justes, marquant son appartenance à la culture gitane. Comme certains gitans du sud de la France, j'ai choisi de porter un chapeau, qui ne m'a pas quitté durant tout le tournage.
D'autre part, pour chaque scène, il faut trouver la vérité de la situation. C'est un peu ce que James Cagney expliquait à Milos Forman, qui lui demandait comment font les acteurs pour jouer : «Je me mets devant mon partenaire, les deux pieds posés au sol et je lui dis la vérité». C'est une des plus belles explications que je connaisse de mon métier : la vérité de la scène et de la situation. Ensuite, il importe d'être le plus sincère possible. Si vous êtes dans la situation, le personnage est là.


Avez-vous des points communs avec lui ?


Comme lui, je suis assez soupe au lait. Je peux me mettre en colère pour défendre une histoire, une idée qui me tient à cœur, ce qui n'est pas toujours simple pour mes collaborateurs. Je ne suis pas souple et discipliné, mais, sans point de vue, on ne fait rien, on est dans l'eau tiède. Pour ce personnage, c'est un atout, et dans ce métier, il faut être un peu bagarreur.


Quelles relations entretient-il avec sa fille ?


Ses relations avec sa fille sont, comme toujours en l'absence de la mère, très maladroites. Surprotecteur, il essaie de pallier un manque qu'il ne peut pas combler, de toute façon. Cela constitue sa faiblesse et son humanité.


Comprenez-vous ses réactions de père, pourriez-vous agir comme lui ?


Non, je n'ai jamais agi comme ça avec mes enfants. On doit écouter, accompagner et laisser aussi les enfants faire leurs expériences, en surveillant d'un œil, bien entendu... De plus, interdire une relation amoureuse à un enfant, c'est oublier que l'amour est irrationnel et donc une addiction indomptable.


Sur le tournage, comment s'est passée la collaboration avec vos partenaires de jeu ?


Très bien ! Je connaissais déjà Laurent Ournac et une partie de l'équipe. Cela a facilité mon arrivée. Une série est comme une famille, il faut s'intégrer à ceux qui se connaissent bien et tournent ensemble six mois de l'année.


Quelles scènes ont été les plus compliquées à tourner ?


La scène de dispute majeure était complexe car nous étions six ou huit comédiens à interagir. Une scène classique à deux est répétée trois ou quatre fois et nécessite plusieurs prises. Dans ce cas précis, nous avons fait 42 prises. Il faut retrouver l'émotion de la colère à chaque fois et avec la même sincérité.


Vous souvenez-vous d'anecdotes de tournage ?


Nous avons tourné en novembre et nous étions tous pétrifiés de froid sous le mistral et le gel.


Propos recueilis par Anne THOMSON de TF1.