La France fidèle au rendez-vous

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Par Francois TOUMINET|Ecrit pour TF1|2017-01-29T16:17:49.172Z, mis à jour 2017-01-29T16:17:49.710Z

Pour rallier la finale, les Bleus ont effectué un parcours sans faute. Retour sur trois semaines de compétitions immaculées.

Huit victoires en huit matches : les handballeurs français n'ont pas lésiné sur les moyens pour atteindre la finale de "leur" Mondial.

France - Slovénie : voir les plus beaux gestes en vidéo

Un parcours parfait

Pour les Bleus, tout a débuté à Paris le 11 janvier dernier. Pour leur entrée dans la compétition, c'est le Brésil qui se présente devant eux. Un hors d'oeuvre vite avalé (31-16) par les coéquipiers de Valentin Porte (6 buts) et Thierry Omeyer chaud bouillant (14 arrêts). Une entrée en matière idéale pour la sélection française dont le coach, Didier Dinart dit se "satisfaire de la manière déployée". Deux jours plus tard, dans une salle nantaise dont la ferveur marquera les esprits tout au long de ce premier tour, l'opposition face à un Japon guère impressionnant tourne à la démonstration (31-19). Ludovic Fabregas, homme du match (7 sur 7) en profite pour apparaître pour la première fois en pleine lumière dans ce Mondial. Seule ombre au tableau de cette soirée réussie, la blessure de Luka Karabatic (rupture du ligament tibio-fibulaire) qui le contraint à quitter définitivement ses coéquipiers. 48 heures plus tard, face à la ...Norvège, les Bleus, qui ont "évolué à un tout autre niveau d'intensité", dixit Guigou, valident leur billet pour les huitièmes. Les victoires face à la Russie (35-34) et la Pologne (26-25) qui suivront ne serviront qu'à faire tourner l'effectif et entretenir cette belle dynamique.

La Suède, test majeur réussi

Pour les hommes de Dinart et Gille, les choses sérieuses commencent à Villeneuve d'Ascq en huitièmes de finale, le dimanche 22 janvier. Devant 28010 spectateurs, record de fréquentation pour un Mondial, et une formation islandaise dont il faut toujours se méfier, les Bleus connaitront quelques ratés sans incidence. Après une entame timide, la France, bien aidée par la jeune garde, fait plier l'escouade nordique (31-25). "Après une premier quart d'heure compliqué, on a déroulé et on s'est rendu le match facile", se félicite Valentin Porte. Le quart face aux Suédois, deux jours plus tard, sera une toute autre paire de manche. Un combat musclé de la première à la dernière minute dont les Français ressortiront épuisés mais plus que jamais conscients de leurs forces (33-30).

Plus qu'une marche

Un test idéal dont la Slovénie fera les frais en demi-finale (31-25). De retour dans l'enceinte de l'AccorHotels Arena, plus rien ne semble pouvoir empêcher les Français d'atteindre la dernière marche et surtout pas une sélection dont la seule présence à ce stade de la compétition est une surprise. Portés par un Vincent Gérard en état de grâce (16 arrêts sur 39 tirs) et un Nadim Remili en verve (6 buts), les Bleus expédient les affaires courantes et filent en finale. Reste à écrire la fin de l'histoire ce dimanche face à la Norvège. Une happy end est vivement souhaitée.