Omeyer à l'heure du rachat

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Handball Championnat du monde - France : Thierry Omeyer, l'éternel
Par Francois TOUMINET|Ecrit pour TF1|2017-01-26T16:32:05.784Z, mis à jour 2017-01-26T16:32:08.649Z

Transparent en quart face à la Suède mardi (33-30), Thierry Omeyer doit une revanche à ses coéquipiers et à lui-même ce soir en demi-finale.

Après sa prestation ratée en quart face aux Scandinaves (2 arrêts sur 15 tirs), Thierry Omeyer souhaite offrir son meilleur visage au public de l'AccorHotels Arena.

"Un bon ou un mauvais match, je le mets derrière moi"

Fidèle à lui-même, Omeyer n'a rien laissé paraître de ses émotions, hier lors du grand raout médiatique organisé sur le parquet de l'AccorHotels Arena. Vingt-quatre heures après la qualification des Bleus pour les demis marquée par la contre-performance d'un des piliers de la sélection (2 arrêts sur 15 tirs), le gardien ne veut pas faire de son cas une particularité et garde résolument l'esprit collectif : «Forcément, j'aurais aimé aider plus l'équipe. Mais l'important reste qu'on soit allés chercher la qualification. J'ai toujours fonctionné de cette façon, après un bon ou un mauvais match, je le mets derrière moi et je me concentre sur le suivant.»

France - Suède : voir le résumé du match en vidéo

Un Mondial honorable

Une philosophie de compétiteur qui a plutôt réussi au portier du PSG tout au long de sa riche carrière et qui va dans le sens d'un Mondial plutôt honnête même s'il reste en deçà de ses standards habituels. Avec 55 arrêts sur 158 tirs, Thierry Omeyer tourne à une moyenne de 35 % d'arrêts depuis le début de la compétition, ce qui le classe à la 10e place des gardiens les plus efficaces. Son binôme, Vincent Gérard, qui a pris avec réussite son relai face à la Suède est 5e avec 39 % d'arrêts (35/89). Rappelons que lors des précédentes grandes réunions du handball mondial, Omeyer a été désigné meilleur gardien d'un tournoi à six reprises : aux Jeux 2008 et 2012, aux Mondiaux 2009, 2011 et 2015, et à l'Euro 2006. Lors du Mondial 2015, il avait également été élu meilleur joueur. "Titi", qui n'a plus rien à prouver, est bien un monstre sacré de la discipline.

Omeyer ou l'art du rebond

Dès lors, le rebond est attendu. Généralement, celui-ci peut atteindre des sommets et c'est bien ce que redoute son ancien coéquipier à Montpellier et adversaire du soir, Vid Kavticnik. «Je sais que quand Titi ne fait pas un bon match, au suivant il va tout donner pour espérer réussir une prestation monstrueuse, s'inquiète l'arrière droit slovène. J'espère que contre nous il se contentera du même niveau qu'en quarts de finale...» A 40 ans passés, près de 17 ans après avoir connu sa première sélection avec les A, Thierry Omeyer, plus proche du début que de la fin, compte bien enflammer le public parisien encore une (avant-) dernière fois.