Ricciardo : « J’ai cru que c’était fini pour moi »

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Par Christopher LE CAËR|Ecrit pour TF1|2018-05-27T18:20:05.299Z, mis à jour 2018-05-27T18:36:12.598Z

Handicapé par des problèmes techniques sur sa monoplace, Daniel Ricciardo a bien cru qu’il ne gagnerait pas le GP de Monaco. Et pourtant, l’Australien a remporté sa 2e course de la saison.

En 2016, Daniel Ricciardo avait dû laisser filer la victoire à Hamilton à Monaco. La faute à un cafouillage monstre de ses mécaniciens lors d’un arrêt aux stands. Cette fois-ci, l’Australien a tenu jusqu’au bout pour s’imposer devant Vettel et Hamilton. « Deux ans après, j'ai comme l'impression que ma rédemption est arrivée. Mais on a eu des problèmes, il a fallu gérer pas mal de choses pendant la course. A la moitié ou un peu avant, j'ai ressenti une perte de puissance et j'ai cru que c'était fini pour moi. Je voulais fermer les yeux et commencer à pleurer. On a changé beaucoup de choses qui n'ont pas résolu le problème pour autant. C’était de la survie, mais j'ai réussi à aller au bout en utilisant six vitesses (contre huit normalement). Ce n'était pas marrant, ça craignait même. Et là je suis explosé. Mais ravi aussi ! C'est ma plus belle victoire. Quand j'aurais pris un peu de recul, je me dirai même sans doute que c'était le week-end le plus satisfaisant de ma carrière. »


Esteban Ocon (Force India), 6e de la course : « C'était très long, je suis cramé, mais c'était top. On avait une super voiture, à un moment je faisais même les meilleurs tours. A la fin je les rattrapais même (les pilotes de tête), mais on a eu un problème de frein à un moment, quand il y a eu la voiture de sécurité virtuelle (à six tours de l'arrivée), donc je n'ai pas pu attaquer. Ça reste génial. C'est une course où il faut rester concentré tout le temps, ne pas faire d'erreur, alors qu'Alonso m'a longtemps mis la pression, que Hülkenberg et Gasly allaient très vite » 


Pierre Gasly (Toro Rosso), 7e de la course : «On sait très bien que ce n'est pas une course facile. On a essayé quelque chose au niveau stratégique. La voiture marchait hyper bien, elle était rapide. J'ai fait attention aux pneumatiques au début, ce qui m'a permis de pousser fort quand je me suis retrouvé seul en piste et de ressortir devant les autres après mon arrêt aux stands. Je me suis battu pour garder Hülkenberg derrière en essayant de rester concentré et de ne pas faire d'erreur parce qu'à la fin les gommes étaient hyper usées. Au final, alors que c'était mon premier Grand Prix de Monaco, c’est la deuxième fois que je marque des points cette saison. »