Interview de Jean Dell : "Clem est un portrait de famille"

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Par Valentine VILAREM|Ecrit pour TF1|2015-02-24T13:39:00.000Z, mis à jour 2015-02-24T13:47:36.000Z

Jean Dell prête ses traits à Michel Brimont depuis cinq ans déjà et fait sa rentrée dans "Clem". Cette année, les émotions seront au rendez-vous. Les Brimont devront surmonter un drame et Michel pourra alors compter sur son épouse, Marie-France. L'acteur, habitué des séries télévisées, ne se lasse pas de mettre son costume de proviseur.

Cette saison, Marie-France et Michel doivent faire face à un événement tragique. Comment avez-vous abordé le tournage ?


Pas très rassuré par cette situation ! J'étais étonné du scénario mais confiant dans la mise en scène de Joyce Buñuel. C'est important dans une série d'avoir des événements mélodramatiques et Clem dresse avant tout un portrait de famille.

Face au drame, Michel se laisse aller...
Je pense que les scénaristes ont bien réagi en le faisant s'effondrer malgré tout le flegme du personnage. Son épouse réagit beaucoup mieux. C'est très révélateur des comportements humains : la femme se montre parfois plus solide que l'homme ! Dans «Comment lui dire adieu ?», Marie-France apparaît moins «fofolle» qu'elle en a l'air et a les pieds sur terre. Michel, lui, est affaibli par la nouvelle et part à la dérive. J'aime ce personnage, le fait que, plus son épouse est «déjantée», plus il est serein.


Avec Marie-France, ils forment le couple solide et phare de la série. Pourquoi ?
Nos personnages incarnent les valeurs françaises traditionnelles d'un couple bourgeois qui peuvent paraitre surannées. Mais ils interprètent également un couple qui résiste aux tentations, reste ensemble et forme une famille unie. A l'inverse, le personnage de Clem incarne la jeunesse, toute sa folie et son insouciance. En cela, la série est révélatrice des comportements humains et des valeurs véhiculées par les différentes générations.


Quelle relation entretenez-vous avec Carole Richert, l'interprète de Marie-France ?
La revoir est toujours un plaisir. Nous nous apprécions beaucoup. Elle sait qu'elle peut m'appeler quand elle le souhaite. Nous formons un couple dans la série et dès que nous nous retrouvons, cette alchimie renaît. Le lien est fort, nous ne sommes jamais très éloignés. Carole Richert joue ma femme depuis si longtemps !


Les Brimont ont la maison des chênes. Etes-vous plutôt ville ou campagne ?
J'habite à la campagne, en Normandie. Je m'y rends le plus souvent possible lorsque je ne tourne pas. Cela me permet de monter à cheval, de promener mon chien et d'écrire des pièces de théâtre. D'ailleurs, ma pièce, Un petit jeu sans conséquence, sera au théâtre de Paris au mois d'avril.


Que vous a apporté le rôle de Michel Brimont ?
Une popularité auprès des collégiennes et des lycéennes ! Ce rôle me procure de la joie et de la sécurité dans le métier, un aspect non négligeable. J'ai aussi trouvé des amis, fait de nouvelles rencontres et partagé une grande complicité avec Laurent Gamelon.

De nouveaux comédiens ont fait leur apparition cette saison. Comment s'est passée l'entente entre tous ?
Philippe Lellouche est un mec attachant et très généreux. Quant à Rayane Bensetti, j'ai découvert un jeune garçon vraiment sympathique. Quel bonheur de voir cette jeunesse arriver sur le plateau les bras ouverts. En plus d'être un bon comédien, Rayane est une bombe d'énergie, il rayonne sur un plateau.


Pourquoi la série plaît tant ?
Je pense que la popularité de Clem est en grande partie liée à Lucie Lucas, à sa beauté et aux émotions qu'elle transmet. Clem, c'est elle, et c'est un choix extraordinaire. Elle prend très bien la lumière et beaucoup de jeunes filles s'identifient à elle. S'ajoute l'énergie dégagée par les acteurs. La série traite uniquement des rapports humains, cela ne peut que marcher !


Quel est votre meilleur souvenir ?
Les Noëls organisés en plein été pour les besoins du film. L'équipe déco est formidable ! J'ai toujours aimé cette période des fêtes et j'ai la chance de vivre deux Noëls chaque année, ce n'est pas donné à tout le monde !