Interview de Victoria Abril : "Une symbiose totale"

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Ep 1 - Saison 5 - Quand maman dit stop
Par Valentine VILAREM|Ecrit pour TF1|2015-02-12T14:10:00.000Z, mis à jour 2015-02-12T14:17:44.000Z

Rien ne va plus chez les Boissier ! Caroline se raccroche à ses filles qui s'éloignent... Le personnage de Victoria Abril ne sera pas épargné dans cette cinquième saison de "Clem". Il va, une fois de plus, traverser plusieurs épreuves mais toujours garder le sourire !

Comment avez-vous réagi à la lecture des scénarios de cette nouvelle saison ?

J'étais très contente. Les nouveaux sujets sont toujours d'actualité : l'adolescence, le chômage des jeunes, l'amour... Cette saison, il y a de tout : de la comédie, de la tragédie, du drame et du mélodrame... J'aime que les différents genres se mélangent, que les téléspectateurs passent du rire aux larmes !


Salomé est en plein crise d'adolescence. Avez-vous traversé cette période avec vos enfants ?

L'adolescence d'une fille est très différente de celle d'un garçon. J'ai toujours réussi à instaurer un dialogue avec mes fils sans ressentir cette fracture qui peut exister entre les ados et les parents. Je ne me souviens pas avoir eu autant de soucis avec mes garçons qu'avec mes filles dans Clem ! En revanche, j'ai abordé le sujet des moyens de contraception dès leurs 15 ans, comme le fait Caroline avec Dimitri dans la série.


Rayane Bensetti est le petit nouveau de la saison. Vous êtes-vous bien entendus ?

Très bien ! Les personnages de Dimitri (Rayane) et de son père (Philippe Lellouche) font irruption dans la vie de Caroline au moment où elle se sent isolée, désespérée : Clem est partie, Salomé entre dans l'adolescence et, côté cœur, ses relations avec JP sont au plus bas. Ce garçon arrive à réconforter le côté maman poule de Caro !


Caroline a cette force de toujours rester positive malgré les épreuves !

Tout à fait ! Il y a toujours ce ton positif dans la série. Si nous évoquons des événements graves, nous essayons d'apporter un regard différent. Et si, en plus, nous pouvons faire rire, c'est d'autant plus thérapeutique ! Caroline est très proche de moi. Après cinq ans, je sais comment réagir quand je l'interprète et une seule prise peut suffire.


Vous tournez également depuis cinq ans avec Lucie Lucas, l'interprète de votre fille aînée...

C'est épatant ! En cinq saisons, nous sommes arrivées à une symbiose totale ! Douze heures par jour pendant six mois, ça soude ! Depuis les débuts du tournage, Lucie a eu deux enfants, la réalité a rejoint la fiction ! Sur le plateau, je donnais des conseils à Clem et, en dehors des prises, les mêmes conseils à Lucie. C'est rare dans ce métier de se côtoyer aussi longtemps.


Quel est le point fort de la série ?

La famille, car tout le monde en a une et peut s'identifier aux sentiments qu'elle peut provoquer : les peurs, les joies, l'espoir et la force de vivre. La famille est une représentation sociale de toutes les générations, je pense que c'est la raison pour laquelle Clemplaît autant.


Que vous a apporté votre rôle de Caroline dans la série ?

Un avant-goût plutôt marrant et rassurant de ce qui m'attend en tant que femme, mère et, j'espère, grand-mère ! Mais pas tout de suite, pitié !


Introduire de l'espagnol dans vos dialogues, vous vient-il naturellement ?

Oui, tout à fait et TF1 ainsi que les producteurs m'ont donné la permission d'insérer quelques répliques. Je ne suis pas obligée de me restreindre à partir du moment où mon propos reste compréhensible. Je m'en donne à cœur joie !