Vous avez rêvé d’Argentine – Australie ? On vous offre le scénario ! 

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Par Raphaël BLOCH|Ecrit pour TF1|2015-10-25T11:20:19.903Z, mis à jour 2015-10-25T11:24:28.546Z

Installez-vous confortablement dans votre canapé avec votre ordinateur portable, votre tablette ou votre téléphone et laissez-vous bercer ou chavirer, c’est selon. La rédaction de TF1 a décidé d’imaginer le scénario idéal de la demi-finale entre l’Argentine et l’Australie dimanche après-midi. Attention, ça va tanguer !

Imaginez vous le temps d’un match dans la peau de Juan Martín Hernández, ce dimanche après-midi à Twickenham, au cœur de la demi-finale entre l’Argentine et l’Australie. 20.000 supporters des Pumas chantent en chœur et vous poussent dans les trois dernières minutes, alors que vous êtes menés 19-15 par les Wallabies. C’est à ce moment-là que vous avez l’éclair de génie, l’inspiration sublime qui vous fait entrer dans l'histoire et sauve tout un pays.




Le chef d’oeuvre 

Après une nouvelle pénalité inscrite par l’ouvreur Bernard Foley (77e), vous renvoyez sur l’engagement le cuir dans le camp australien. Les Wallabies, comme depuis le début du match, tiennent le ballon et les coéquipiers du redoutable troisième ligne aile David Pocock tentent de gagner du temps, en attendant le coup de sifflet final

Les séquences au ras s’enchaînent, la pression est à son comble. Stephen Moore, emblématique talonneur des Wallabies (101 sélections), auteur du seul essai du match (33e), jette ses dernières forces dans la bataille. Mais sur un nouveau grattage de Juan Martín Fernández Lobbe, intraîtable depuis le début du match dans les rucks, les Australiens sont mis en difficulté et Matt Giteau, sous la pression de votre capitaine, le talonneur Agustin Creevy, s’improvise demi de mêlée pour transmettre à Israël Folau qui dégage un long ballon dans votre camp


Le coup de pied 

Au poste d’arrière pour la fin du fin du match, depuis la sortie de Joaquín Tuculet à la 60ème minute, blessé sur un plaquage ravageur de Sean McMahon, vous êtes à la réception de l’ovale, propulsé dans les hauteurs du stade de Twickenham. Moins de 60 secondes à jouer et encore quatre points à marquer. Fatigués par 79 minutes d'intense combat, vos coéquipiers vous offrent peu de solutions. Après un premier cadrage débordement sur Drew Mitchell, votre partenaire à Toulon, à la limite de vos 22 mètres, vous décidez d'y aller seul. Vous prenez de vitesse le troisième ligne Michael Hooper avant de taper au pied pour vous-même au dessus du premier rideau australien monté pour mettre la pression. 

La suite est sublime : pour la première fois du match, vous avez un espace et prenez l’avantage sur votre vis-à-vis Matt Giteau en lui arrachant de justesse le ballon au rebond. Lancé comme une balle, vous croisez votre course avant de raffuter l'ailier Adam Ashley-Cooper et d'échapper à l'arrière Israël Folau. Euphorique, vous allez applatir l’ovale dans le coin gauche de l’en-but australien, en vous jetant le poing levé, à quelques secondes du coup de sifflet final. 


Héros d’un pays 

Submergés par l’émotion, comme au moment des hymnes, tous vos partenaires fondent sur vous et vous portent en triomphe, devant la tribune blanche et bleu ciel qui exulte. Pour la première fois de son histoire, l’Argentine est qualifiée pour la finale de la Coupe du monde. Avec cet essai, votre 7ème avec les Pumas, non transformé par Federico Nicolás Sanchez, meilleur marqueur du Mondial (88 points), mais déjà la tête au choc contre les Blacks, vous effacez vos désillusions de 2007 et la demi-finale perdue contre l'Afrique du Sud (13-37). 


L’émotion de Ledesma 

Même votre compatriote et ami, Mario Ledesma, entraîneur des avants australiens, ne peut s’empêcher de sourir en tribunes. Si son équipe a perdu, sa patrie l’a emporté. La victoire du coeur sur la raison. Ancien joueur de Clermont, le capitaine emblématique des Pumas voit ses héritiers réussirent ce qu’il n’avait jamais réussi à faire en quatre Coupe du monde : inscrire définitivement son équipe parmi les meilleures du monde.