Vous avez rêvé de France-Nouvelle-Zélande ? On vous offre le scénario ! 

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fait et gestes 3
Par Yoann Palej|Ecrit pour TF1|2015-10-16T18:30:46.442Z, mis à jour 2015-10-16T20:32:59.645Z

Installez-vous confortablement dans votre canapé avec votre ordinateur portable, votre tablette ou votre téléphone et laissez-vous bercer ou chavirer, c’est selon. La rédaction de TF1 a décidé d’imaginer le scénario idéal du quart de finale entre la France et la Nouvelle-Zélande samedi soir. Attention, ça va piquer !

Imaginez-vous quelques secondes dans la peau de Thierry Dusautoir, samedi soir, au cœur du quart de finale entre la France et la Nouvelle-Zélande. Le Millennium Stadium de Cardiff est en ébullition, le match tient beaucoup plus ses promesses qu’attendu. Les Bleus sont à la hauteur quand tout à coup, une armoire à glace de plus de 100 kg fonce droit sur vous. Vous ne rêvez pas, il s’agit bien de Richie McCaw, le « Dark Destroyer » à la sauce All Black. Allez, stop, c’est le moment de vous réveiller, l’impact est évité. Enfin pour vous, mais pas pour le capitaine des Bleus qui vient de prendre une « cartouche » qui l’a fait reculer d’un bon mètre. On pensait qu’il n’était pas né celui qui arriverait à secouer le troisième ligne du XV de France. Mais à l’image de l’équipe de Philippe Saint-André, le Toulousain n’est pas dans son assiette depuis que les Blacks ont marqué un deuxième essai à l’heure de jeu par Ma’a Nonu. Il reste à ce moment 18 minutes à jouer et les Français sont menés au score (17-10). Le scénario est mal embarqué, et la défense française plie. Heureusement, elle ne rompt pas sous la houlette d’un Bernard Le Roux stratosphérique au plaquage (24 à cet instant de la partie). Pardon ? Vous avez manqué une heure de jeu. Oui, excusez-moi, laissez-moi vous raconter.


Les hymnes d’abord. Les larmes de Thierry Dusautoir sont le premier moment d’émotion de cet avant-match. Le capitaine des Bleus pense peut-être à ce moment disputer le dernier match de sa carrière en équipe de France. Un signe avant-coureur du scénario ? Ne me brusquez pas, la suite arrive. Puis vient donc le moment tant attendu du Haka. Les All Blacks décident de faire le « Kapa O Pango », le plus guerrier des Haka pour leurs meilleurs amis français. Pas de surprise finalement ! En revanche, on se demande bien ce que nos petits Bleus ont préparé pour défier le haka. On ne va pas être déçu. Le Millennium Stadium non plus. Les Bleus se positionnent dans leurs 22 et forment une lettre. Pas de « V » cette fois-ci mais un « D ». Le D de défense, pas de défaite. Les Français annoncent la couleur, ils vendront cher leurs peaux. Les yeux exorbités, et le signe d’égorgement comme conclusion, Ma’a Nonu reste dans son match. Et les premières minutes de la rencontre donne le la au niveau de l’intensité. Louis Picamoles envoie valser Conrad Smith en dehors des limites du terrain. Le plaquage est rude mais règlementaire. Le public gallois apprécie. Un geste qui anime les débats et provoque un début d’échauffourée. Mais la « boite à gifles » n’est pas de sortie. Les deux équipes ont bien compris l’enjeu de rester à 15 contre 15.


La France mène à la pause

Malgré quelques phases de jeu intéressantes en attaque, les Blacks butent sur le mur français. Il faut un éclair de Julian Savea pour ouvrir le compteur. L’ailier néo-zélandais récupère un ballon qui traîne au milieu du terrain et échappe à trois plaquages avant de servir Dan Carter à hauteur. L’ouvreur tente le coup de pied à suivre et va finir l’action dans l’en-but. Du génie ! Les Bleus sont KO quelques minutes puis relèvent la tête après un exploit personnel d’Alexandre Dumoulin. Le centre enfile ses habits franciliens pour secouer le cocotier néo-zélandais. Après avoir fait avancer son équipe de 30 mètres, le Racingman libère le ballon pour Morgan Parra qui feinte la passe et file entre Smith et Nonu. Le Clermontois n’a pu qu’à jouer le deux contre un comme dans un fauteuil. C’est Brice Dulin qui vient conclure entre les poteaux. Derrière, Frédéric Michalak transforme puis marque trois nouveaux points après une faute de McCaw au sol (Tiens, tiens !). La France mène 10-7 à la pause. La Marseillaise résonne de plus belle dans les travées du Millennium.


17 partout à quelques minutes de la fin...

Voilà, c’est à peu près ce que vous avez manqué. Une heure de jeu passée à une vitesse hallucinante tellement on ne s’ennuie pas. On revient donc à nos moutons. On joue la 60eme minute et c’est maintenant les Blacks qui sont passés devant au score (17-10). Les Bleus doivent réagir. Philippe Saint-André a déjà fait entrer du monde à l’avant (Debaty, Mas et Chouly), il décide maintenant de relancer Mathieu Bastareaud et Rory Kockott. Sur son premier ballon, le centre de Toulon envoie Kieran Read et Jerome Kaino par terre. Une action d’une puissance inouïe qui fait se lever le banc français. Le public gallois prend fait et cause pour l’équipe de France qui livre encore une fois son meilleur match du Tournoi face aux Blacks. Suite à une pénalité rapidement jouée à la main par Rory Kockott dans les 22 néo-zélandais, les avants français font le travail. Le « Pick and Go » est efficace, les Blacks reculent. Le ballon est finalement sorti par Parra qui passe pour Thierry Dusautoir. Le capitaine des Bleus raffûte Ben Smith pour aller marquer. Encore un essai face aux Blacks. Parra, qui a pris le rôle de buteur à la sortie de Michalak, ramène les Bleus à hauteur. 17-17 et il ne reste que quatre minutes à jouer. Les Blacks sont sous pression et perdent bêtement le ballon sur le renvoi. La touche est française, Chouly s’en saisit et structure le maul. Les Français progressent jusqu’à 35 mètres de l’en-but des Néo-Z. Le ballon est éjecté, nouveau point de fixation, moment choisi par Kockott pour se faire la valise et griller la politesse à Carter. Le plus Sud-Af’ des Frenchies s’appuie sur Dusautoir qui passe après contact pour Picamoles. Le Toulousain met tout ce qu’il a pour faire avancer son équipe. Ils ne sont plus qu’à un mètre de la ligne. Le public est en transe, le suspense insoutenable… Et c’est le moment où vous ouvrez les yeux, le réveil a sonné, il est temps d’aller travailler. Allez, hop hop on s'active. Dur retour à la réalité.