Vous avez rêvé de Nouvelle-Zélande-Australie ? On vous offre le scénario ! 

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Le Haka des Blacks en demi-finale du Mondial de rugby
Par Yoann Palej|Ecrit pour TF1|2015-10-31T13:17:03.054Z, mis à jour 2015-10-31T13:25:55.470Z

Installez-vous confortablement dans votre canapé avec votre ordinateur portable, votre tablette ou votre téléphone et laissez-vous bercer ou chavirer, c’est selon. La rédaction de TF1 a décidé d’imaginer le scénario de la finale de la Coupe du monde entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Attention, ça va donner !

On croyait avoir tout vu en 2003 quand, d’un drop de son mauvais pied, le droit, Jonny Wilkinson offrait la première Coupe du monde de son histoire à l’Angleterre en prolongations face à l’Australie. Un scénario haletant, un suspense à couper le souffle et un « happy end » que personne n’avait imaginé… sauf moi. Et oui, à l’époque, je sévissais déjà dans d’autres contrées mais avec la même réussite. Vous voulez encore rêver ? Vous avez envie de savoir avant les autres ce qu’il va se passer sur la pelouse de Twickenham ce samedi ? Vous voulez vous glisser dans les rucks entre Richie McCaw et David Pocock ? Alors suivez le guide !

Tout commence évidemment par les hymnes. Et un raté incroyable des organisateurs de la Coupe du monde qui balance le « God Save The Queen » à la place de l’ « Advance Australia Fair ». Il n’en fallait pas plus pour motiver les Wallabies, dont l’amour et la fraternité avec nos amis anglais ne sont plus à démontrer. Le visage de Michael Hooper en dit long sur la motivation et la détermination qui animent les joueurs australiens. On a réclamé du jeu, on va avoir du sang.


Enfin… Folau !

Sans surprise, le « Kapa O Pango » lance les hostilités. Les All Blacks affichent eux aussi leur envie. Les yeux sont révulsés, les chants sont exacerbés, les gestes sont cérémoniaux, presque chirurgicaux. On avait rarement vu un haka aussi poignant depuis celui face à l’équipe de France en 2007. Tous les ingrédients sont là pour nous offrir du rêve. Et tout commence vite et bien. Sur le premier regroupement, la bataille fait rage dans le ruck et David Pocock prend le meilleur sur Richie McCaw à la régulière. Mais Nigel Owens ne l’entend pas de cette oreille et reçoit les sifflets de Twickenham. Le ton est donné. Les 20 premières minutes sont stériles en envolées offensives mais les chocs sont violents. Le solide Kieran Read reste au sol après un plaquage de Rob Simmons. Mais les débats s’animent enfin après une réception d’Israel Folau dans les airs. L’arrière de l’Australie est enfin à la hauteur de sa réputation et met les cannes pour percer la muraille noire. Un, deux, trois, quatre puis cinq plaquages manqués, l’ancien joueur de football australien met le feu dans la défense néo-zélandaise. Drew Mitchell est au relais et Adam Ashley-Cooper à la finition. L’Australie prend les devants (0-7, 25eme).


Le pied de Foley fait des merveilles

On attend longtemps la réaction des Blacks qui semblent dans un jour sans. Et comme Twickenham a pris fait et cause pour les Wallabies, on craint le pire pour les hommes en noir. Richie McCaw est pris en grippe et sifflé à chaque image de lui sur le grand écran. Mais l’homme est habitué et répond en capitaine. Sur une touche bien captée par Kieran Read, le numéro 7 prend l’intervalle et ose la chistera sur Dan Carter qui pousse au pied, Ma’a Nonu est le plus prompt dans l’en-but. 7-7 à la pause, vite la suite… Encore une fois, tout se joue dans les rucks et les regroupements. Côté australien, la tactique est claire : envoyer des chandelles sur les ailiers néo-zélandais et pilonner l’axe du terrain. Cela paye et les Blacks sont pénalisés à plusieurs reprises. Bernard Foley en profite pour se rapprocher de Nicolas Sanchez comme meilleur réalisateur de la Coupe du monde 2015. 10-7, 13-7, puis 16-7 pour l’Australie. On croit les Blacks à genou, ils vont se relever plus vite que prévu. Dan Carter permet d’abord à son équipe de revenir dans le match d’une pénalité de 40 mètres en coin (16-10, 68eme).


Milner-Skudder en héros national ?

Il reste quelques minutes à jouer, la tension monte, un « striker » tente de dédramatiser le moment mais la sécurité anglaise vient le rappeler à l’ordre. Pendant ce temps-là, le public de Twickenham entonne le « Swing Low, Sweet Chariot », histoire de ne pas oublier où l’on est. Sur le terrain, ce sont les Australiens qui peinent à le savoir. Sur le reculoir dans les impacts, les hommes de Michael Cheika souffrent et vacillent. Il reste deux minutes quand Julian Savea se joue de Michael Hooper et de Scott Fardy au milieu du terrain. Le premier rideau passé, Conrad Smith propose une solution à l’intérieur mais c’est finalement sur l’extérieur que le jeu rebondit. Nehe Milner-Skudder, l’un des joueurs les moins glamours de la sélection à la fougère, plante un essai en bout de ligne (16-15, 79eme) et  postule au statut de héros national. Il ne manque plus que la transformation en coin pour remporter une 3eme Coupe du monde. Evidemment, tous les regards convergent vers Dan Carter. L’ouvreur néo-zélandais doit taper le coup de pied le plus important de sa carrière. La tension se lit sur son visage. Pour une fois, Twickenham se tait en signe de respect. Carter prend tout le temps nécessaire dans sa préparation, il va au bout du temps imparti, s’élance et caresse le ballon de son pied droit. Le ballon va-t-il passer entre les perches ? Une seule façon de la savoir : regardez TF1 ce samedi à 17h00. Et vibrer pour un match qui sent la poudre…