Les blessés s’accumulent, les questions aussi… 

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Rugby - Coupe du monde 2015 - Angleterre - Pays de Galles : revoir la sortie sur blessure de Scott Williams
Par Yoann Palej|Ecrit pour TF1|2015-09-29T09:49:53.392Z, mis à jour 2015-09-29T13:54:36.765Z

Après seulement dix jours de compétition, les blessures sérieuses entraînant le forfait de joueurs sont légions. Problème de préparation, violence accrue dans l’affrontement, les questions sont nombreuses. Difficile de trouver des réponses…

Une véritable hécatombe ! Après dix jours dans cette Coupe du Monde 2015, plusieurs équipes ont dû rappeler des joueurs réservistes pour pallier aux forfaits de titulaires en puissance. Et ce, après seulement deux matches disputés pour la plupart. On peut alors légitimement se demander pour quelles raisons… Tout a commencé lors du premier match du XV de France. Une course sur l’aile comme il en avait l’habitude et puis un appui malheureux. En un éclair, la Coupe du Monde était terminée pour Yoann Huget, victime d’une rupture des ligaments croisés d’un genou (ndlr : Rémy Grosso a été appelé pour le remplacer). On se dit alors que la malédiction ne touche que les Bleus... Mais depuis, force est de constater que les hommes de PSA ne sont pas les plus malheureux.

La malédiction des arrières gallois


Prenez par exemple l’exemple du pays de Galles. Déjà privé de joueurs majeurs (Halfpenny, J. Davies, Walker, Allen et Webb), le XV du Poireau a accueilli trois nouveaux pensionnaires dans son infirmerie après la victoire homérique contre l’Angleterre (28-25) samedi soir à Twickenham : Liam Williams (24 ans, 24 sélections), Scott Williams (24 ans, 33 sélections) et Hallam Amos (21 ans, 4 sélections). Ces deux derniers ont d’ailleurs déclaré forfait pour le reste du Mondial lundi. James Hook et Gareth Anscombe ont été appelés. Mais le pays de Galles se retrouve avec une ligne arrière décimée avec pas moins de huit absents chez les trois-quarts. Incroyable malchance diront certains, logique implacable, diront les autres face au rythme effréné des calendriers et la dureté des chocs. Le match a d’ailleurs également laissé des traces dans les organismes du voisin anglais. Billy Vunipola, le puissant numéro 8 du XV de la Rose, a lui aussi dû dire adieu au Mondial sur ses terres. Victime d’une entorse à un genou, il a été remplacé par le vétéran Nick Easter.


Italie, Afrique du Sud, Ecosse, Australie, tous sont touchés…


Mais ce n’est pas tout. Ce mardi, c’est l’Australie qui a été touché par deux forfaits : le troisième ligne Wycliff Palu et le deuxième ligne, Will Skelton. Michael Cheika, le sélectionneur des  Wallabies, a lui aussi dû puiser dans les réservistes pour rappeler Sam Carter et James Hanson pour les remplacer. La veille, l’Afrique du Sud avait annoncé la nouvelle blessure de son capitaine, Jean de Villiers, contraint par la même de renoncer à son dernier Mondial. Et l’intéressé a même annoncé la fin de sa carrière dans la foulée. L’Ecosse a elle aussi perdu Grant Gilchrist et l’Italie doit faire sans Andrea Masi victime d’une rupture du tendon d’Achille contre le XV de France. On rappellera également que le capitaine de la Squadra Azzurra, Sergio Parisse, avait dû renoncer au match face à la France en raison d’une blessure à un mollet. Etrangement, alors que l’on pouvait plutôt s’attendre à des blessures de type commotions cérébrales, ce sont plus les articulations qui sont touchées. Alors défaut dans la préparation ou recrudescence de violence ? Sur ce que l’on a vu depuis dix jours, les excès d’engagement ne semblent pas plus flagrants que sur les précédentes compétitions internationales. Le calendrier n’est pas facile à gérer pour tous les organismes. D’autant que toutes les équipes ne bénéficient pas du même nombre de jours de repos entre les matches. Ou quand la réalité du terrain vient violemment rappeler que le rugby est un sport de combat. Un dur combat…


en savoir plus : Denis Brogniart, Christian Jeanpierre