VIDEO. Les demi-finales les plus spectaculaires de l’histoire 

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Coupe du monde de Rugby 2015 - Highlights - Retro : les grands moments des demi-finales
Par Loris BELIN|Ecrit pour TF1|2015-10-24T09:52:38.603Z, mis à jour 2015-10-24T10:02:51.906Z

Ce week-end, le rugby nous offre ce qu’il a de meilleur avec deux demi-finales haletantes qui sentent bon le spectacle et le beau jeu. Retour sur les plus grandes demies de l'histoire.

Les demi-finales de Coupe du monde nous ont déjà offert de très grands moments d’ovalie. Flash-back sur ces instants restés dans l’histoire de ce sport.


1987, Australie – France : les débuts du French Flair 

La France n’a pas les faveurs des pronostics face à des Australiens à domicile et dominateurs depuis le début de la compétition. Les Bleus donnent tout ce qu’ils ont et livrent une prestation héroïque. Menés 24-21 à quelques minutes de la fin, ils égalisent par la botte de Didier Camberabero, impeccable tout le match durant. On doit passer par les prolongations. Durant celles-ci, la guerre de tranchées se poursuit et ce sont les Wallabies qui craquent. La France avec Charvet, Rodriguez, Berbizier donnent le tournis à la défense australienne. En bout de ligne, c’est Serge Blanco qui va aplatir pour l’essai de la victoire 30-24 qui envoie le XV de France en finale de la première Coupe du Monde de l’histoire. Le French Flair est né. 


1991, Nouvelle-Zélande – Australie : Campese héros 

A Dublin, les deux cadors de l’hémisphère Sud s’affrontent. La Nouvelle-Zélande veut garder son titre mais doit faire face à une grande Australie. Avant même le début du match, un homme se distingue et signe sa présence. David Campese refuse le haka néo-zélandais, seul dans ses 22 mètres. Une attitude effrontée alors inédite. L’ailier star des Wallabies, fautif quatre ans plus tôt sur l’essai de Blanco, a soif de revanche et c’est lui qui inscrira l’essai déterminant dès la 7ème minute en déposant plusieurs All-Blacks sur place. L’Australie s’impose 16-6 face à une bien pâle équipe de Nouvelle-Zélande et Campese rentre un peu plus dans l’histoire du rugby. 


1995, Afrique du Sud – France : Epique de bout en bout 

L’Afrique du Sud organise sa Coupe du monde tant chérie par Nelson Mandela. Le match prend une heure et demie de retard à cause des trombes d’eau qui s’abattent sur Durban. Les sud-africains s’appuient sur leur physique mais les Bleus dominent dans le jeu. L’arbitre du match Derek Bevan fait basculer le match à lui seul. Il accorde un essai à l’Afrique du Sud que même les Bocks avoueront comme non valable. Pire, il refuse au total trois essais à la France, notamment le dernier d’Abdelatif Benazzi qui aplatit pourtant sur la ligne à deux minutes de la fin, un essai qui aurait dû envoyer les Bleus en finale. Il n’en est rien. L’Afrique du Sud se qualifie et remporte une Coupe du Monde gravée à jamais dans les mémoires. 


1999, France – Nouvelle-Zélande : Le chef d’œuvre des Bleus 

Peut-être le plus grand match de l’histoire du XV de France. Les Blacks sont irrésistibles, emmenés par un Jonah Lomu au sommet. Mais face à la puissance, les Bleus répondent par le courage et l’abnégation. L’équipe de France est transcendée à Twickenham et offre une seconde mi-temps proche de la perfection. Galthié, Dominici, Lamaison … les Français livrent un récital avec en point d’orgue l’essai de 80 mètres de Philippe Bernat-Salles sur une récupération d’Olivier Magne qui tape à suivre comme un footballeur. La France passe quatre essais aux Blacks, dont trois entre la 57e et la 76e minute. Inimaginable. Les français sont en finale, un exploit retentissant face à une pareille équipe des Blacks. 


2003, Angleterre – France : Jonny be God 

La France est en grande forme après son excellent match contre l’Irlande en quart de finale (43-21). Elle affronte l’Angleterre en demi-finale pour le choc des buteurs Frédéric Michalak contre Jonny Wilkinson. Les averses sont intenses sur Sydney, un vrai temps British. Les Bleus sont incapables de s’adapter aux conditions climatiques et prennent l’eau de toute part. Wilkinson est étincelant et inscrit l’intégralité des points anglais, dont trois drops. La France a beau inscrire un essai, il parait bien pauvre à côté de la domination du pack anglais. Michalak passe au travers de son premier grand rendez-vous et reçoit une leçon de Sir Jonny, Wilkinson 24 – France 7. Le XV de la Rose, porté par son génial demi d’ouverture est champion du Monde. 


2007, France – Angleterre : L’erreur de Traille 

Français et Anglais se retrouvent à nouveau à ce stade de la compétition quatre ans après. Cette fois, la France joue à la maison. Les Bleus viennent de sortir la Nouvelle-Zélande en quart de finale et sont regonflés à bloc après leur entame de Coupe du monde manquée. Malheureusement, au bout d’une minute vingt, l’arrière français Damien Traille se fait prendre par un rebond capricieux dont profite Lewsey. Beauxis au pied permettra bien aux Bleus de passer devant mais la France tombe encore une fois sur un Wilkinson à la précision chirurgicale dans ses coups de pied. Le match n’est pas des plus sexy mais restera dans les mémoires françaises. L’Angleterre s’impose finalement 14-9. 


2011, Pays de Galles – France : Warburton fait basculer Vincent Clerc et la rencontre 

Le match entre le Pays de Galles et la France est des plus fermé. La cuvée 2011 du XV du Coq s’appuie sur une solidité défensive à toute épreuve plutôt que sur son génie offensif. Sam Warburton, troisième ligne gallois fait changer toute la physionomie du match en étant exclu dès la 19e minute pour un plaquage cathédrale sur Vincent Clerc. La France n’en profite que modérément et ne marque pas le moindre essai de la rencontre. Heureusement, Morgan Parra est en réussite au pied et James Hook manque la transformation du seul essai du match inscrit par Philips à la 59e. La France s’impose sans gloire 9-8 et peut remercier Warburton d’avoir contraint les siens à jouer à 14 contre 15 pendant 60 minutes. 

en savoir plus : Vincent Clerc