EN DIRECT - Angleterre : Et si Bath passait de la Premiership au Pro12 ? 

Voir le site Coupe du Monde de Rugby 2015

Rose du maillot de l'équipe d'Angleterre de rugby
Par Yoann Palej|Ecrit pour TF1|2015-10-29T11:49:42.680Z, mis à jour 2015-10-29T11:50:05.938Z

La presse anglaise évoque l’éventualité d’un départ de Bath du championnat anglais pour la Ligue Celte. La cause ? Les restrictions financières liées au salary cap et les règles de sélection draconiennes imposées par la Fédération anglaise.

Le malaise est profond au sein du rugby anglais. Après l’élimination du XV de la Rose en phase de poules de la Coupe du monde, l’heure est aux remises en question, aux demandes d’explications et à la recherche des solutions. Cette remise en cause profonde touche même jusqu’aux clubs anglais qui jouent au sein de l’Aviva Premiership. Ainsi, mercredi, la presse anglaise évoquait la possibilité de voir le club de Bath quitter son championnat domestique pour intégrer le Pro12, la Ligue Celte. Une réunion a même été évoquée entre Bruce Craig, propriétaire du club anglais, et les dirigeants du Pro12. Depuis, ces derniers ont nié l’existence d’une entrevue.


Les exemples Armitage et Abendanon

Mais on peut tout de même légitimement se poser une question : pourquoi étudier cette possibilité ? Tout simplement pour contourner les restrictions imposées par la Fédération anglaise. Premier mis en cause : le salary cap. Les clubs anglais ne peuvent en effet s’aligner sur les clubs français pour recruter des stars du rugby mondial. Résultat : ces derniers affluent dans le Top 14 et les Coupes d’Europe filent dans l’escarcelle des clubs français depuis trois saisons. Autre restriction : celle qui impose aux joueurs voulant jouer pour le XV de la Rose de jouer au sein de l’Aviva Premiership. On voit où cela a conduit la sélection de Stuart Lancaster qui a été obligé de se priver de joueurs de calibres comme les frères Armitage (Delon et Steffon, joueurs du RCT) et Nick Abendanon (brillant arrière de l’ASM).


Au pays de Galles aussi…

Mais l’Angleterre n’est pas le seul pays à pratiquer un tel système de sélection draconien. Au pays de Galles aussi, la Fédération privilégie les joueurs qui jouent au pays même si les règles sont plus souples. Récemment, la WRU a même refusé le départ de Toby Faletau à… Bath. Le troisième ligne de Newport va donc rester au pays malgré ses envies de départ, ou comment retenir un joueur contre son gré. En France, de telles règles n’existent pas mais le bilan post-Coupe du monde n’est guère plus flatteur. Y-a-t ’il donc une solution miracle ? Pas forcément ! Une chose est certaine : se priver de certains de ses meilleurs joueurs n’est pas une solution viable à long terme, aussi performant soit son vivier national. Les semaines qui arrivent seront décisives dans le rebond du rugby au sein des équipes de l’Hémisphère Nord. En attendant, ces derniers vont tous regarder la finale de la Coupe du monde à la télévision. Plus qu’un symbole…