EN DIRECT – Le problème des nations du Nord ? Leur incapacité à remplacer les leaders selon Gareth Thomas 

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Interview de Gareth Thomas dans 'Sept à Huit' : Thierry Demaizière répond à la polémique
Par Julien CHESNAIS|Ecrit pour TF1|2015-10-21T15:20:49.359Z, mis à jour 2015-10-21T15:20:50.113Z

Dans une tribune, Gareth Thomas a relativisé l’échec des nations du Nord lors de cette Coupe du monde. Si elles sont absentes du dernier carré, ce n’est pas une question de niveau selon. Mais plutôt un problème d’état d’esprit. Pour le Gallois aux 100 sélections, elles sont trop dépendantes de leurs leaders.

Revoir les plus beaux gestes techniques des quarts de finale: 


Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde, aucune nation de l’hémisphère nord n’est présente dans le dernier carré. Beaucoup tirent la sonnette d’alarme. Pas pour Gareth Thomas. Dans une tribune, l’ancien arrière du Stade Toulousain et du Pays de Galles (100 sélections) tient notamment à souligner les performances de l’Ecosse et le Pays de Galles. Et insister sur le problème de leadership au sein des nations européennes. Voici son analyse critique. En morceaux choisis.

« Quand bien même le professionnalisme est affaire de résultat, il convient de regarder la manière dont les équipes ont perdu ou gagné […] Je ne pense pas qu’il y ait une grande différence entre les deux hémisphères. Le Pays de Galles et l’Ecosse ont été probablement aussi impressionnantes que l’Afrique du Sud et l’Australie dans ce tournoi. Cela ne s’est joué à rien lors de ces quarts de finale, et les deux équipes auraient très bien pu rallier le dernier carré. […] Je pense que c’est plus une question d’état d’esprit que de capacité. Je ne remets pas en question le niveau du rugby européen. Le Tournoi des VI Nations est d’ailleurs de plus en plus relevé [...] »

« Quelle est la différence alors ? Ce n’est pas tant à propos de la profondeur des effectifs, mais plutôt une question de leadership, qui a pris une importance considérable dans le rugby moderne. Le Pays de Galles a démontré qu’il était capable de suppléer quelques joueurs. Mais ces quelques joueurs étaient influents dans l’équipe galloise. […] Je pense que la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Afrique du Sud dépendent beaucoup moins de leurs joueurs influents que peuvent l’être les nations de l’hémisphère nord. […] Nous avons des grands leaders dans nos équipes, mais derrière on a une sorte de vide. Si on perd l’influence de certains joueurs, cela se fait sentir. Alors que les trois grosses nations sont peut-être plus confiantes dans leur capacité à pallier ces absences. »