Equipe de France : Guy Novès, l’avenir des Bleus 

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Par Guillaume HENAULT-MOREL|Ecrit pour TF1|2015-07-04T16:26:26.775Z, mis à jour 2015-07-04T16:29:29.210Z

A 61 ans, Guy Novès prendra en main l’équipe de France de rugby à l’issue de la Coupe du monde. Un choix naturel pour celui qui a marqué l’histoire du rugby français avec le Stade toulousain.

Il y a quatre ans, il avait refusé de prendre la suite de Marc Lièvremont pour raisons personnelles. Cette fois, conscient peut-être que l’opportunité ne se représenterait pas à nouveau, Guy Novès prendra en charge la destinée du XV de France pour quatre ans. L’équipe nationale, la seule fonction qui manquait à son CV XXL.

Il a marqué Toulouse 

Rarement un homme de rugby n’a été autant lié à l’histoire d’un club que Guy Novès. Toulouse c’est Novès et inversement. Né en Haute-Garonne, il fait ses classes au Stade toulousain. Treize ans comme ailier avec deux titres à la clé et sept sélections en équipe de France. Dès la fin de sa carrière de joueur, il endosse le rôle d’entraîneur. Après un premier intermède de deux ans entre 1988 et 1990, il retrouve le banc toulousain en 1993 pour ne le quitter qu’à l’annonce de sa nomination à la tête du XV de France. Avec le Stade Toulousain, il écrit les plus belles pages du club. Dix fois champion de France, quatre fois vainqueur de la Coupe d’Europe – un record- il a façonné des équipes séduisantes avec plusieurs générations de joueurs. 

Un style à part 

Evoquer Guy Novès, c’est bien évidemment décrire un homme debout sur le banc de touche. Quand la très grande majorité de ses confrères préfère prendre de la hauteur et se positionner en haut des tribunes, lui reste proche du terrain, avec ses adjoints. Niveau communication, il se place fréquemment en défenseur de ses joueurs, n’hésitant pas à mettre la pression sur le corps arbitral. Grand pourvoyeur d’internationaux français, il a souvent eu, dans le passé, des relations tendues avec les responsables de la fédération. Fervent opposant des doublons qui le privent de ses joueurs pour certains matches de championnat, il sera intéressant de voir son comportement de sélectionneur sur ce sujet. 

Reste à savoir dans quel état sera l’équipe de France qu’il récupérera. Si les quatre années de Philippe Saint-André ont été très compliquées en termes de résultats, la prochaine Coupe du monde a la possibilité de redonner du crédit à cette équipe et permettre une transition positive. Une contre-performance des Bleus en Angleterre au mois de septembre serait en revanche, un défi de plus pour Guy Novès.