France - Nouvelle-Zélande: Ce n'est pas le souvenir de 2007 qui angoisse les Blacks, mais plutôt celui de 2011 

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Par Lucile ALARD (avec AFP)|Ecrit pour TF1|2015-10-13T13:00:04.041Z, mis à jour 2015-10-13T13:00:04.041Z

La France et la Nouvelle-Zélande se retrouvent, pour la quatrième fois en trois éditions. Mais si les All Blacks avaient subi le loi des Français en 2007, ils craignent bien plus l'esprit de revanche des Bleus après leur finale perdue en 2011.

2007, 2011 et maintenant 2015. Néo-Zélandais et Français ont pris la bonne habitude de se retrouver tous les quatre ans pour s'expliquer en Coupe du monde. Leur affrontement en quart de finale de l'édition 2007 avait tourné en faveur des Français un peu à la surprise générale. Celui de 2011, en finale, avait consacré les All Blacks à domicile. C'est pourtant ce dernier match qui trotte dans la tête des coéquipiers de Dan Carter à l'heure de croiser le fer avec les Bleus en quart de finale. 

Revoir les derniers instants de la finale de 2011: 



L'ouvreur des Blacks a reconnu en conférence de presse que le groupe ne pensait pas trop à l'élimination d'il y a huit ans en quart de finale (18-20). La défaite de 2007 a expliqué Carter « n'est pas vraiment un sujet dont nous avons parlé, ni auquel je pense vraiment. Il n'y a que trois joueurs dans l'équipe actuelle qui ont joué ce match (deux en fait après le forfait pour le reste de la compétition de Woodcock : lui et McCaw, NDLR), donc le groupe est nouveau. Nous regardons devant, pas vers le passé. » 


Carter se méfie de la bête blessée 

Bien sûr le souvenir de cette sortie de route alors que la Nouvelle-Zélande était favorite de la compétition n'a pas été oublié. Mais ce sont les suiveurs plus que les joueurs qui en entretiennent la mémoire. « Si cela reste dans la mémoire collective néo-zélandaise ? Oui, mais pour le public et les médias. Cela ne hante pas l'équipe. Nous avons joué tant de matches depuis », a ainsi détaillé Carter. 

Pour le futur joueur du Racing, c'est plutôt de la victoire étriquée en finale de 2011 (8-7) et du sentiment de revanche qui animera les Français dont il faudra se méfier samedi. « Après ce qu'il s'est passé il y a quatre ans, où ils ont été déçus, je pense que les Français ont plutôt envie de nous jouer », a-t-il ainsi analysé. Et selon lui, la défaite face à l'Irlande est loin d'être un bon signe pour sa sélection. Elle devrait galvaniser les hommes de Philippe Saint-André. 

« Ils seront très déçus par la façon dont ils ont joué contre l'Irlande. C'est mauvais signe pour nous », a souligné Carter, détenteur du record de points marqués en sélection, toutes nations confondues (1.552). Et de conclure : « J'ai appris une chose : les Français adorent jouer les All Blacks dans les gros matches, et ce week-end ce sera exactement ça. Les Français vont se surpasser : une de leur force, c'est de pouvoir se transfigurer. »