Argentine - Australie : le duel du jour, Sanchez vs Foley 

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Sanchez vs Foley
Par François TOUMINET|Ecrit pour TF1|2015-10-23T14:26:02.901Z, mis à jour 2015-10-23T14:26:08.101Z

Demi-finale et opposition de style, dimanche à Twickenham, entre l'Australie et l'Argentine. Jusqu'au coup d'envoi du match, la rédaction vous propose les principales oppositions à suivre. Aujourd'hui, duel de demi d'ouverture entre Nicolas Sanchez et Bernard Foley.

Revoir le meilleur des actions de Foley et Sanchez lors de cette Coupe du monde  :

Nicolas Sanchez

Ses points forts

Dans un registre plus classique que celui de Juan Martin Hernandez, Nicolas Sanchez (26 ans) occupe avec un certain talent le rôle de meneur du quinze argentin. Toujours très juste dans ses interventions, il sait imposer un tempo qui sied à ses coéquipiers. "C’est un joueur précis, qui a une très bonne technique, indique Patrice Lagisquet au sujet du demi d'ouverture argentin. Il défend très bien. Il n’est pas très puissant, mais il est très solide, il monte très vite. C’est un bon leader de défense et d’attaque, on sent qu’il a une vraie qualité de chef d’orchestre."

Son histoire avec les Pumas

Nicolas Sanchez joue son premier match international avec l'équipe d'Argentine le 21 mai 2010 contre l'Équipe d'Uruguay. Un an plus tard, il est retenu par Santiago Phelan dans la liste des trente joueurs qui disputent la Coupe du monde 2011. En difficulté en club ces dernières années, notamment avec le RC Toulon, c’est par le biais de la sélection nationale que l’enfant de Tucuman a retrouvé de l’assurance. Un temps relégué sur le banc par Santiago Phelan puis Daniel Hourcade, Nicolas Sanchez a retrouvé son numéro 10 et éclaboussé depuis certains matchs de son talent. Le Pays de Galles, la France ou même l’Afrique du Sud ont fait partie des victimes de l’ouvreur depuis 2013. Une réussite qui a fait glisser Juan Martin Hernandez au centre.

Sa Coupe du monde

Nicolas Sanchez brille depuis le début de la coupe du monde. Avec 86,7% de réussite au pied, soit quatre échecs sur 30 tentatives, 74 points inscrits depuis le début de la compétition, dont 23 contre l'Irlande en quarts de finale, il a même été décisif. Il est le deuxième meilleur réalisateur du tournoi derrière l'Ecossais Laidlaw.

Bernard Foley

Ses points forts

Le futur joueur des Sydney Stars révèle ses qualités à la face du monde lors de ce mondial. Surnommé "Iceman" pour son sang-froid et ses qualités de buteur hors pair, il démontre match après match qu'il n'est pas que cela. Les deux essais inscrits à la face du XV de la Rose en phase de poule en ont été une démonstration éclatante.

Son histoire avec les Wallabies

Ancien international à 7 (2009-2011), Bernard Foley a connu sa première sélection le 6 octobre 2013 à Rosario face à l'Argentine. Il compte aujourd'hui 25 sélections, inscrivant au passage 243 points, sept essais, 43 pénalités, un drop et 38 transformations. Véritable maître à jouer de l'Australie lors de ce Mondial, l'avenir, proche, dira s'il est dans la lignée des Lynagh ou Larkham, deux des plus grands numéros 10 de l'histoire. Pour l'heure, libéré mais sans excès, Foley, a déjà fait oublier Quade Cooper, autrement plus expérimenté mais à l'irrégularité chronique.

Sa Coupe du monde

Souvent critiqué pour son manque de flair, Bernard Foley est en état de grâce depuis le début de la compétition et pointe à la troisième place des meilleures réalisateurs (66 points) derrière l'Ecossais Greg Laidlaw (79) et l'Argentin Nicolas Sanchez (74). Point d'orgue de son tournoi, sa prestation en poule face à l'Angleterre. Pendant 80 minutes, Foley a offert un récital magistral, scorant 28 points sur les 33 de son équipe, tout simplement un record à Twickenham.

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