Dans l'actualité récente

Nouvelle-Zélande - Tonga : le Pacifique, terres sans frontière 

Voir le site Coupe du Monde de Rugby 2015

Fekitoa essai triplé NZ Géorgie
Par François TOUMINET|Ecrit pour TF1|2015-10-08T17:41:58.285Z, mis à jour 2015-10-08T17:42:23.531Z

Les îles Tonga se frottent aux All Blacks demain (21h) pour le dernier match de classement de la poule C. L'occasion de faire faire le point sur ces joueurs du Pacifique qui ont troqué leur tunique originelle pour autre plus prestigieuse.

C'est devenu une polémique récurrente à chaque Coupe du monde : le rugby du Pacifique et le pillage de ses stars par les grandes puissances.

Revoir la victoire de la Nouvelle-Zélande face à la Géorgie :

Un phénomène mondial

Epeli Taione, le président de la Fédération tongienne, a relancé le débat juste avant l'entame de la Coupe du monde. “Nous allons à la Coupe du monde sans quelques-uns de nos meilleurs joueurs et c’est assez triste”, regrettait l’ancien international. Taione évoquait là les Israël Folau, Wycleff Palu, Tatafu Polota-Nau ou Sekope Kepu, nés en Australie mais de parents tongiens, qui auraient pu porter le maillot des Tonga. Mais c'est surtout le cas de Malakai Fekitoa, né au pays mais porteur lors de ce Mondial du maillot des All Blacks qui le tiraillait. L'occasion de tordre le cou à l'idée que la Nouvelle-Zélande est la grande bénéficiaire de ce marché des joueurs puisque avec cinq sélectionnés nés hors de ses terres, elle se classe au 12e rang des 20 nations engagées dans ce mondial loin derrière les... Tonga et les Fidji (13 et 12). Deux nations qui - et c'est à prendre en compte - ne récupèrent souvent que les seconds couteaux.

126 joueurs ne jouent pas pour leur pays

Les mouvements se multiplient donc, et c'est aujourd'hui 126 joueurs participant à la Coupe du monde, soit plus d'un mondialiste sur cinq, qui ne jouent pas pour le pays dans lequel ils sont nés. Porter le maillot d'une nation n'a souvent rien à voir avec la nationalité inscrite sur son passeport. Une spécificité "made in rugby" qui autorise un joueur à jouer pour une équipe nationale à l'une de ces trois conditions : qu'il soit né dans ce pays ; qu'il possède un parent ou un grand-parent né dans ce pays ; ou qu'il ait résidé de façon permanente dans ce pays lors des trente-six derniers mois sans jamais avoir joué pour une autre nation. Des contraintes facilement contournables si tant est qu'on soit un peu patient. Le XV de France compte ainsi la présence d'un Fidjien, d'un Néo-Zélandais et de deux Sud-Africains. Et si ces quatre joueurs portent le maillot bleu, c'est uniquement parce qu'ils vivent en France depuis plus de trois ans.

Le Japon en récolte les fruits

Dans ce débat sans fin, deux idées s'opposent : la première veut que ce déracinement des joueurs accentue l'appauvrissement des effectifs des petites nations telles celles du Pacifique pas vraiment à la fête lors de ce Mondial. L'autre joue sur le nivellement par le haut de la compétitivité moyenne de toutes les sélections qui récoltent ici et là le savoir-faire des forces vives étrangères. Le Japon, grande surprise de la compétition, avec onze joueurs nés hors de ses frontières, en est un bel exemple cette année. De là à dire que c'est une bonne chose...  A en juger par son tweet, l'Argentin Gonzalo Quesada, lui, ne semble pencher ni pour l'une ni pour l'autre.               



Durant toute la Coupe du monde, retrouvez le guide de la compétition TF1 et le rugby mix : les meilleurs moments vidéos de toutes les Coupes du monde. Pour tout savoir de l’actualité de la Coupe du monde, abonnez-vous à la Newsletter TF1.