L’Australie s’est inscrite parmi les favoris 

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Coupe du monde de Rugby 2015 - Insider - Angleterre - Australie : Faits et Gestes
Par Loris BELIN|Ecrit pour TF1|2015-10-04T14:08:53.785Z, mis à jour 2015-10-04T14:52:22.352Z

Auteurs d’un excellent match hier contre l’Angleterre, les Australiens ont rassuré tous les spécialistes : il faudra compter sur eux pour le titre.

Quand on parle des Wallabies, on pense forcément à l’une des meilleures nations de la planète rugby. Et pourtant (et comme de nombreuses autres équipes depuis le début du tournoi), l’Australie n’avait jusque-là pas fait une énorme impression. Poussive contre les Fidji pour leur premier match, l’équipe du coach Michael Cheika n’était pas parvenue à remporter le point de bonus offensif, au contraire des anglais par exemple. Si les joueurs océaniens avaient fait le plein contre l’Uruguay (65-3), c’est en grande partie grâce à la faiblesse de l’équipe uruguayenne. Les titulaires mis au repos, l’équipe bis avait su faire le boulot sans pour autant donner de garanties pour les gros événements. Le match d’hier soir a tout changé. 

Un jeu propre et sans bavure


La victoire sur l’Angleterre (33-13) est un modèle de succès collectif. L’impression d’un rouleau compresseur irrésistible vu en première mi-temps est d’autant plus forte que les statistiques ne plaident pourtant pas pour les Australiens. 283 mètres avec le ballon contre 423 pour les Anglais, moins de passes, de défenseurs battus … les chiffres annoncent plutôt une équipe en difficulté, constamment sous pression. C’est là que réside la force de ces Australiens : pas de fioriture, pas besoin de courses vaines. Chez les Wallabies, c’est l’efficacité qui prime. Tactiquement, la copie d’hier soir est presque parfaite. Le deuxième essai de Foley en est l’exemple parfait : un mouvement travaillé à partir d’une touche, un jeu tout en intensité, en rapidité, à la limite de l’en-avant mais toujours juste. Rarement pris à défaut en défense, faisant peu de fautes de main, les Australiens ont fait preuve d’une discipline qu’il est bien difficile de faire chanceler. 

Pocock – Foley, les leaders au rendez-vous 

Il n'y a pas de grandes équipes sans grands joueurs, et l’Australie a prouvé qu’elle avait dans ses rangs des rugbyman au sommet. Hier soir, le demi d’ouverture Bernard Foley a été étincelant, auteur de deux essais et parfait au pied. Un guide offensif toujours bien placé pour lancer et conclure les actions. Mieux, c’est une étincelle supplémentaire à une ligne arrière déjà dangereuse, un poison supplémentaire quand le jeu au cœur devient tout aussi bouillant que celui des ailes. Autre joueur très en vue, David Pocock réalise une grande Coupe du Monde. Déjà en forme contre les Fidjiens avec deux essais, on l’a retrouvé contre l’Angleterre dans son rôle favori, celui de gratteur de ballon infatigable. Pocock, c’est la force sur les plaquages et l’intelligence dans le jeu au sol. Avec ses stars à leur niveau, l’Australie rappelle à tout le monde pourquoi elle a gagné le dernier Four Nations, devant les Blacks ou l’Afrique du Sud. Notre consultant Sylvain Marconnet l’a bien résumé, contre ces Australiens-là, « même les Blacks auraient pris 20 points. »