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Malgré la défaite, l’Australie peut regarder l’avenir avec confiance. 

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Par Louis-Marie VALIN|Ecrit pour TF1|2015-11-01T16:57:13.046Z, mis à jour 2015-11-01T16:57:16.818Z

Défaite en finale de la Coupe du monde de rugby, l’équipe d’Australie a néanmoins réalisé une compétition pleine, porteuse d’espoir. Un renouveau soudain et inespéré il y a un peu plus d’un an.

Un staff performant

Un an, c’est le temps qu’il aura fallu à Michael Cheika et Mario Ledesma pour transformer les Wallabies. Un an pour faire d’une équipe moribonde, minée par les querelles internes et les problèmes extra-sportifs, une machine à gagner bien huilée et cohérente. La réussite de l’Australie dans cette Coupe du Monde 2015 c’est donc avant tout celle d’un homme et d’un staff au service d’un projet de jeu ambitieux.

Revoir le grand format de la finale:



Un projet de jeu innovant

Si les Australiens se sont finalement inclinés en demi-finale, ils ont été proche de réaliser l’impossible. Archi dominés, étouffés par des All Black irrésistibles pendant 50 minutes, ils ont eu le mérite de ne pas couler, de s’accrocher à une défense impressionnante pour rester en vie dans le match avant de fournir leur effort.

Suite au carton jaune de Ben Smith, les Wallabies vont marquer deux fois coup sur coup pour faire passer le score de 21-3 à 21-17. Un baroud d’honneur finalement infructueux mais qui aura permis à la rencontre de monter en intensité pour offrir un spectacle magnifique.

Le succès de cette équipe Australienne réside dans une transformation du jeu très efficace s’appuyant sur un jeu au sol particulièrement performant. L’association de trois flankers gratteurs en troisième ligne, innovation de Cheika, permet beaucoup de turnovers et offre des ballons de relances parfaitement exploité par les arrières Australiens.


Des cadres d’avenir

Cette stratégie est incarnée par une génération qui a pris le pouvoir. Sio, Simmons, Hooper et Pocock pour les avants, Genia, Foley, Kuridrani et Folau pour les arrières : des joueurs qui auront à peine trente ans en 2019 et qui ont déjà les clés du camion Aussie.

Avec cette génération talentueuse déjà mature et quatre ans pour travailler, Michael Cheika devrait permettre aux Wallabies d’aborder l’édition japonaise en favori.