Michalak, Papé, O'Connell : Top 5 des nouveaux retraités 

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France Irlande bande annonce
Par Thomas COUPPÉ|Ecrit pour TF1|2015-10-19T18:43:13.143Z, mis à jour 2015-10-19T18:43:13.143Z

Ils sont plusieurs à avoir disputé leur dernier match international lors de cette Coupe du monde. Parmi ses joueurs qui arrêtent la sélection, trois Français, dont Frédéric Michalak. Top 5 des nouveaux retraités.

Frédéric Michalak (France)

Sa dernière sortie en Bleu n'aura duré que dix minutes. Un coup de pied contré par Brodie Retallick qui s'en va inscrire le premier essai des All Blacks, une blessure aux ischio-jambiers de la cuisse droite, une sortie prématurée. L'ouvreur de l'équipe de France imaginait surement une issue différente à son aventure en sélection. "C'est une triste fin, mais le corps ne répond plus", a déclaré Michalak, 33 ans, à l'issue de l'élimination du XV de France, 14 ans ans après ses débuts en Bleu, le 10 novembre 2001 contre l'Afrique du Sud.

Revoir la sortie sur blessure de Frédéric Michalak contre la Nouvelle-Zélande :


Pas épargné par les blessures durant sa carrière, il termine donc son parcours en Bleu sur un nouveau pépin physique. Trois Coupes du monde (2003, 2007, 2015), quatre victoires dans le Tournoi des VI Nations (2002, 2004, 2006, 2010), 78 sélections et un record : celui du nombre de points marqués avec le XV de France. Frédéric Michalak a dépassé Christophe Lamaison en août contre l'Angleterre pour devenir le meilleur marqueur de l'histoire de l'équipe de France. Un total qui s'arrête donc à 436 points (dont 10 essais) pour celui qui ne portera désormais que le maillot du RCT.


Pascal Papé (France)

La retraite du deuxième-ligne et vice-capitaine des Bleus n'est pas passée inaperçue car Pascal Papé, très déçu de partir après une telle défaite, a livré son avis sur le futur du rugby français à l'issue du match, appelant à des reformes de la part des instances. "Il faut que le rugby français se mette autour d’une table et qu’on pense un peu équipe de France, qu’on n’arrête un peu de regarder le bout de son nez car sinon, tout prochain sélectionneur sera dans la galère. Il n’y aura pas de magicien en équipe de France. Il faut aussi écouter les joueurs. Ça fait déjà quatre ans qu’on en parle et cette Coupe du monde, c’est aussi à l’image de ce qui ne va pas dans nos structures et dans notre rugby."

Appelé pour la première fois en équipe de France en 2004, Pascal Papé (35 ans, 65 sélections) est un deuxième-ligne à l'ancienne, bagarreur, sur lequel Philippe Saint-André comptait beaucoup, au point d'en faire son vice-capitaine. Il continue sa carrière sous le maillot du Stade Français, avec qui il a été champion de France l'an dernier.

Revoir l'essai de Pascal Papé contre le Canada :


Revoir le coup de poing de Sean O'Brien sur Pascal Papé :


Nicolas Mas (France)

C'est dans la peau d'un remplaçant que Nicolas Mas (35 ans) a vécu sa troisième et dernière Coupe du monde. Elles ont toutes été différentes pour celui que l'on surnomme le "Bus". En 2007, il intègre le groupe sur le tard pour compenser la blessure de Sylvain Marconnet et ne joue pas beaucoup durant la compétition. Quatre ans plus tard, il est un titulaire indiscutable et vit à fond l'édition 2011 en Nouvelle-Zélande. Très fort en mêlée fermée, le capitaine de Perpignan est alors au sommet de sa carrière. Cela reste son meilleur souvenir avec le XV de France. Polyvalent et expérimenté, il est devancé par Slimani et Ben Arous dans l'esprit de Philippe Saint-André pour la Coupe du monde 2015. Il a participé aux cinq matches des Bleus, et porté son total de sélections à 85. Le joueur de Montpellier a remporté le Tounoi des VI Nations en 2007 et 2010. Il n'aura inscrit qu'un seul essai sous le maillot bleu. C'était lors du premier match du XV de France dans cette Coupe du monde, contre l'Italie.

Revoir l'essai de Nicolas Mas contre l'Italie :


Paul O'Connell (Irlande)

Sa présence aura cruellement manqué aux Irlandais dimanche, en quart de finale contre l'Argentine. Sorti sur blessure (cuisse) contre la France et opéré quelques jours plus tard, le géant de Limerick (1,98m) a du précipiter la fin de sa carrière internationale. Le capitaine de l'Irlande, joueur emblématique du XV du trèfle, deuxième-ligne rugueux, est une légende dans son pays. Un leader exemplaire, que son ancien coéquipier Peter Stringer décrit comme "un capitaine qui exigeait toujours le meilleur de ses hommes. Après ses discours dans le vestiaires, ils n'avaient qu'une envie, le suivre sur le terrain et gagner pour lui. Ça montre vraiment le respect qu'ils ont pour lui". Celui qui va rejoindre Toulon après avoir passé toute sa carrière au Munster inspirait le respect autant chez ses partenaires que chez ses adversaires, comme le montre les nombreux messages de soutien qui ont fleuri sur les réseaux sociaux.


Revoir la blessure de Paul O'Connell contre la France :


Jean de Villiers (Afrique du Sud)

Sa Coupe du monde s'est arrêtée très tôt. Dès le deuxième match, face aux Samoa, Jean de Villiers (34 ans) se fracture la mâchoire pour la deuxième fois en un mois. Le capitaine des Springboks depuis trois ans doit renoncer. À croire que le trois-quart centre est maudit en Coupe du monde, car s'il a débuté sa carrière internationale en 2002 et compte 109 sélections au total, il n'aura disputé que 160 minutes en Coupe du monde. Forfait en 2003, il se blesse en cours de compétition en 2011 et surtout en 2007, où il assiste des tribunes au sacre de son équipe. Le joueur des Stormers, la franchise sud-africaine du Cap, a tenté sa chance une saison en Europe, dans la province irlandaise du Munster en 2009/2010.

Revoir l'essai refusé de Jean de Villiers contre les Samoa :