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Nouvelle-Zélande - Afrique du Sud: le duel du jour, Pollard vs Carter 

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Handré Pollard - Afrique du Sud
Par Julien CHESNAIS|Ecrit pour TF1|2015-10-21T14:35:24.269Z, mis à jour 2015-10-21T14:35:24.269Z

Samedi, le duel des ouvreurs Daniel Carter et Handre Pollard sera aussi un choc des générations lors de la demi-finale entre la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud. Douze ans séparent le meilleur n°10 au monde de la star en devenir des Springboks.


Daniel Carter 


Ses qualités

Dan Carter, c’est la grande classe. Et ça fait plus d’une décennie que ça dure. Le demi-d ’ouverture des Blacks sait absolument tout faire. Distribution du jeu, alternance, jeu au pied, attaque de la ligne, fiabilité face aux perches… l’emblématique demi-d’ouverture des Blacks n’a pour ainsi dire aucun point faible. Et il joint l’utile à l’agréable. Sur le terrain, son efficacité généralisée est accompagnée d’une fluidité gestuelle folle. Avec Dan Carter, tout va si vite, tout semble si facile. C’est probablement l’un des joueurs les plus attractifs à voir jouer. A son poste, le joueur de 33 ans est sans rival depuis la retraite de Jonny Wilkinson. Il a été sacré meilleur joueur du monde par l’IRB à deux reprises (2005 et 2012). L’un des plus grands joueurs du 21e siècle.

Son parcours en sélection

Voici un premier aperçu de sa place dans la riche histoire des All Blacks : devant Dan Carter, ils ne sont que trois à posséder plus de sélections dans l’équipe à la fougère argentée : Mc Caw (146), Mealamu (130 et Woodcock (118). Voilà maintenant douze ans que le joueur des Crusaders fait le bonheur de la Nouvelle-Zélande. S’il symbolise la suprématie de son pays sur le monde ovale, il n’a pu pleinement profiter du sacre des siens en 2011. Blessé lors de la phase de poule, le meilleur marqueur de tous les temps dans les matches internationaux (1569 points) a été forfait jusqu’à la fin de la compétition. D’ailleurs, lors de ses trois premières participations, il n’a jamais véritablement brillé. Cette 4e Coupe du monde est pour lui la dernière opportunité de se montrer décisif pour son pays. S’il parvient à remporter le trophée en étant un des artisans majeurs, il couronnerait de la meilleure des manières sa carrière exceptionnelle.

Voir sa passe décisive splendide pour Savea: 



Sa Coupe du monde

Elle est à l’image de son équipe. Balbutiante et poussive en phase de poule, où les Blacks ont assuré le minimum syndical, c’est-à-dire la première place du groupe. Irrésistible en quarts de finale face à la France (62-13). Contre les Bleus, Dan Carter a livré un récital à la hauteur de sa réputation. Des caviars pour ses flèches de derrière (dont deux qui ont mené Savea en terre promise), une alternance du jeu parfaite, et un hui sur dix dans ses tentatives au pied. Auteur de 17 points ce jour-là (53 depuis le début de la compétition), il aura l’occasion samedi de devenir le meilleur scoreur néo-zélandais en Coupe du monde. Il en est à 162 points en quatre éditions. Grant Fox (170) et Andrew Mehrtens (163) sont à portée de main.


Handré Pollard


Ses qualités

D’abord son gabarit. 1,89m, 98kg : un solide gaillard, dans la pure tradition des Boks. Mais si l’ouvreur de 21 ans est devenu, voilà un an, une véritable coqueluche en son pays, c’est surtout parce qu’il sort du carcan sud-africain, historiquement physique, stéréotypé, et sans flamboyance. Il est le néo-dépositaire d’un jeu porté davantage sur l’offensive et l’utilisation des espaces au large. Plutôt que taper des chandelles, l’artilleur de la franchise sud-africaine des Bulls préfère attaquer la ligne. « Le temps du jeu au pied est révolu. Nous voulons garder davantage la balle en main et si possible, nous utiliserons l’espace au large » décrivait-il l’automne dernier dans le Telegraph.


Son parcours en sélection

Forcément, à son âge, son expérience internationale ne peut être comparée avec celle de son homologue néo-zélandais. N’empêche que depuis sa première cap, le 28 juin 2014, il a accumulé 18 sélections chez les Springboks. A peine arrivé, le voilà déjà indiscutable dans le XV sud-africain.


Sa Coupe du monde

Il a pris part à toutes les rencontres. La seule fois où il a été remplaçant, c’était lors du revers cataclysmique face aux Japonais. Depuis, ses doublures Pat Lambie et Morne Steyn se contentent des miettes en fin de match. Avec 64 points inscrits, dont 18 en quarts contre le Pays de Galles (23-19), il pointe au 4e rang des meilleurs scoreurs de la compétition et reste en course pour en remporter le classement. 


Revoir le résumé d'Afrique du Sud - pays de Galles: 


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