Nouvelle-Zélande-Australie : A l’aile, la vie est belle chez les Wallabies ! 

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Rugby - Coupe du monde 2015 - Australie 10 - 13 Ecosse : l'essai de Mitchell en vidéo
Par Yoann Palej|Ecrit pour TF1|2015-10-29T16:30:01.286Z, mis à jour 2015-10-29T16:30:01.286Z

Avec une paire d’ailiers en forme ascendante, l’Australie se présente sûre de sa force pour défier la Nouvelle-Zélande en finale de la Coupe du monde. Adam Ashley-Cooper et Drew Mitchell pourraient bien être les principaux artisans du nouveau titre mondial des Wallabies. Focus.

Pour réussir son envol, l’Australie s’appuie sur des ailes performantes depuis le début de cette Coupe du monde 2015. De précieux, Adam Ashley-Cooper et Drew Mitchell sont passés à incontournables au fur et à mesure de la compétition. Point d’orgue de la complicité et de l’efficacité des deux hommes : le quart de finale face l’Ecosse et la demi-finale contre l’Argentine. Si l’ensemble des Wallabies ont été au rendez-vous, il y a des joueurs qui vous marquent une compétition par leur régularité. Assurément, le futur joueur de l’UBB et l’actuel de Toulon en font partie.

Adam Ashley-Cooper, le polyvalent

Attention, anti-star en approche ! Si vous avez l’intention de porter au pinacle Adam Ashley-Cooper comme la star de ce Mondial, l’intéressé lui-même devrait savoir vous recevoir. Car le futur joueur de l’Union Bordeaux-Bègles est bien tout sauf une star. L’homme est de nature discrète et si son rendement en équipe d’Australie a pris une autre dimension pendant cette Coupe du monde, il n’a jamais été en recherche de compliments. 113 sélections dont 107 comme titulaire, voilà une statistique qui vous classe un homme. Et surtout son importance au sein des Wallabies depuis plus de dix ans. Capable de jouer au centre, à l’arrière et donc à l’aile, l’ancien des Waratahs a toujours fait de la polyvalence un atout là où certains y verraient un vice de forme. Capable de donner de sa personne en défense (26 plaquages à 81% de réussite dans ce Mondial), Adam Ashley-Cooper sait aussi servir de relais à l’intérieur du jeu mais surtout finir les actions comme en quart de finale (un essai) et en demi-finale (trois essais). Samedi, il disputera son 17eme match de Coupe du monde avec l’Australie, peut-être le plus important face à des All Blacks qui ne lui ont jamais vraiment réussi (21 défaites en 28 matchs). L’occasion d’inverser la tendance et de gommer le souvenir toujours délicat de la demi-finale perdue en 2011.

Drew Mitchell, le retour en grâce

Et dire que l’Australie a failli se priver de lui ? Sans un assouplissement du règlement par la Fédération, qui a finalement autorisé les joueurs évoluant à l’étranger d’être appelés pour la Coupe du monde, Drew Mitchell n’aurait jamais connu tant de réussite depuis plus d’un mois. Pour l’ailier du RCT, son arrivée sur la Rade en 2013 a toujours sonné comme la fin de sa carrière internationale. Oui mais voilà, au lieu de rester campée sur ses positions comme l’Angleterre, l’Australie a décidé de bénéficier de l’apport de tous ses meilleurs joueurs pour aller chercher le titre mondial en 2015. Et pour le moment, les anciens bannis répondent positivement. Avec 4 essais et 2 passes décisives (dont une fameuse en demi-finale après un slalom magnifique dans la défense argentine) depuis le début du Tournoi, le joueur de Toulon fait l’unanimité. Comme en 2007 où il avait passé 7 fois l’en-but en 5 matchs. Si 2011 sera moins fructueux, une blessure en poules mettant fin prématurément à son Tournoi, il est aujourd'hui juste derrière Bryan Habana et Jonah Lomu dans la hiérarchie des meilleurs marqueurs d'essais de l'histoire de la Coupe du monde. Un retour en grâce opéré sous la houlette de Michael Cheika. L’ancien entraîneur du Stade Français connait bien le Top 14 et sait la complexité d’y réussir. En œil attentif et avisé, le sélectionneur australien n’a jamais mis Drew Mitchell aux oubliettes, tout comme Matt Giteau. Un choix qui se révèle aujourd’hui déterminant.