Nouvelle-Zélande – Australie : le duel du jour, Carter contre Foley 

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Carter vs Foley
Par Louis-Marie VALIN|Ecrit pour TF1|2015-10-28T14:49:14.051Z, mis à jour 2015-10-28T15:35:11.140Z

Samedi, les Nouvelle-Zélande - Australie en finale de la Coupe du Monde de 2015. Comme souvent, les ouvreurs auront un rôle primordial. D’un côté la légende Carter, de l’autre la révélation Foley.

Nouvelle-Zélande - Australie : le duel du jour, Carter vs Foley en vidéo 


Dan Carter


Ses qualités 

Archétype de l’ouvreur complet, le kiwi sait tout faire. Buteur exceptionnel, attaquant né, puissant et technique, mais également gros défenseur, le joueur des Crusaders n’a pas de faille dans son jeu. Si avec l’âge, il a perdu en vivacité et en vitesse et évolue désormais plus loin de la ligne d’avantage, il s’est mué en gestionnaire précis, alternant avec bonheur jeu au pied et à la main. Beaucoup plus lucide que dans ses jeunes années, il n’hésite plus à tenter des drops pour concrétiser le travail de ses troupes.

Leader de l’équipe Néo-Zélandaise, c’est une icône, la référence absolue à son poste depuis la retraite de Jonny Wilkinson. 

Sa vie chez les Blacks 

111 sélections, 1 579 points. Si on ne peut résumer son aura chez les Blacks à ces simples chiffres, ceux-ci restent évocateurs, Dan Carter est le meilleur ouvreur de l’histoire du rugby All Black et détient le record de points inscrits en équipe nationale. 

Sélectionné pour la première fois à 20 ans en 2003, il dispute sa première Coupe du Monde la même année en tant que titulaire. Indiscutable, il mène l’attaque Black sans discontinuer depuis. Il a tout connu avec l’équipe à la fougère, de la désillusion de 2007 au titre de 2011 vécu des tribunes suite à une blessure. Il a également remporté six Tri-nations et deux Rugby Championships. Une légende. 

Sa Coupe du Monde 

Critiqué après le Rugby Championship et concurrencé par l’émergence de Bauden Barrett, il a abordé la compétition dans le flou. Pour sa quatrième phase finale, il a pourtant remis tout le monde d’accord en enchaînant les performances de choix. Très en réussite au pied, impérial dans l’animation, il est le chef d’orchestre de la formidable machine Black. S’il porte moins la balle et attaque moins la défense que dans ses jeunes années, il a pris du recul et a gagné en lucidité en gérant beaucoup mieux les temps faibles de son équipe. Son début de deuxième mi-temps contre les Boks en est le meilleur exemple, il a parfaitement géré l’infériorité numérique de son équipe en occupant le terrain et empêchant les Sud-Africains de tirer profit du carton jaune de Jerome Kaino. Le tournant du match. 

Afrique du Sud - Nouvelle-Zélande, le drop de Carter :



Bernard Foley


Ses qualités 

Joueur au gabarit léger (86kg) formé au VII, l’Australien est un excellent attaquant. Particulièrement, vif, il porte beaucoup la balle et franchit régulièrement la ligne. Sentant bien le jeu, il sait faire jouer autour de lui et désorganiser la défense adverse par des passes rapides et variées. 

Défenseur solide, il rate très peu de placages. Cependant, moins à l’aise avec le pied, il fait encore des erreurs dans son jeu d’occupation et ses performances face aux perches restent irrégulières.

Sa vie chez les Wallabies

Connaissant sa première cape en octobre 2013, il a connu une arrivée tardive en sélection. Soumis à la rude concurrence de Quade Cooper ou Kurtley Beale, il ne compte que 26 sélections. Il a néanmoins remporté le Rugby Championship cette année en tant que titulaire.

Sa Coupe du Monde

Arrivé en Angleterre sur la pointe des pieds avec un statut très fragile, il s’est révélé en réalisant un match exceptionnel contre l’Angleterre. Dans un contexte brûlant à Twickenham, il a accompli une performance majuscule en étant le principal artisan de la victoire australienne. Auteur de 2 essais et d’un sans-faute comme buteur, il a inscrit 28 points et démontré toutes ses qualités d’attaquant. 

Sur un nuage, il a enchaîné les bonnes performances en poule avant de connaître un coup de moins bien lors des phases finales. Moins précis, il a connu des hauts et des bas contre l’Ecosse et l’Argentine. Cependant, il n’a pas tremblé au moment de passer la pénalité de la gagne à la dernière minute en quart de finale. 

Australie - Ecosse, la pénalité de la gagne de Foley :