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Pourquoi l’Afrique du Sud va battre le Pays de Galles 

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Parcours Afrique du Sud
Par Loris BELIN|Ecrit pour TF1|2015-10-17T11:13:54.952Z, mis à jour 2015-10-17T11:14:06.248Z

Le premier quart de finale s’annonce très serré mais on mise sur les Springbocks et on vous explique pourquoi.

Le Pays de Galles a fait forte impression. Grosse victoire contre l’Angleterre, très solide résistance contre l’Australie. Les gallois sont sortis du groupe de la mort, un petit exploit déjà. Ils seront certainement redoutables. Et pourtant, les Sud-africains nous semblent les mieux armés pour remporter ce quart de finale pour plusieurs raisons.


La défaite contre le Japon leur a fait le plus grand bien 

C’est peut-être ce que l’on retient le plus de ce premier tour. Une sensation avec un immense S, un pactole pour les parieurs les plus audacieux : le Japon bat l’Afrique du Sud dès la première journée. Et bien tant mieux ! Le spectacle n’en a été que plus beau et surtout, les sud-africains se sont révoltés comme rarement. Depuis le match contre les nippons, ils sont tout simplement impériaux, ne laissant pas leur adversaires respirer. Les Srpingbocks sont en mission, jouant chaque match comme une rencontre couperet. Cet état d’esprit est peut-être le meilleur avant d’aborder les matchs à élimination direct, surtout par rapport à d’autres favoris restés très tranquilles au premier tour. 

Le nouveau XV titulaire a gommé les imperfections 

La nouvelle génération sud-africaine a pris le pouvoir et s’est enfin installé à côté des cadres. Les Srpingbocks que l’on considérait comme essoufflés et en manque de jus ces derniers mois ont laissé place à un XV vaillant et joueur, qui n’est pas sans rappeler les grandes heures des Bocks de 2007. L’exemple même est Lood De Jager, révélation de la phase de poule en relais de Victor Matfield blessé. Le deuxième ligne s’est imposé tout de suite comme un des patrons d’un collectif huilé et inspiré. 

Bryan Habana veut son record 


Non content d’être déjà le meilleur marqueur d’essai de cette Coupe du Monde, l’ailier sud-africain est aussi devenu co-meilleur marqueur de l’histoire de la compétition, avec Jonah Lomu. Ses 15 essais ne lui suffisent pas et il ne s’en cache pas ! Habana est un dynamiteur de défenses hors pair, sur qui le poids des ans ne semble pas avoir d’effet. Face à une équipe galloise parfois un peu trop joueuse, il pourrait profiter des espaces laissés sur les ailes et rentrer un peu plus dans l’histoire. Petit rappel historique, quand Habana avait terminé meilleur marqueur en 2007, les Bocks avaient été champions du monde. 

Le physique va bien 

Après un début de compétition compliqué avec les pertes du capitaine Jean de Villiers et la sérieuse blessure de Victor Matfield, l’infirmerie sud-africaine est enfin vide. Les cadres seront présents et pour une équipe aussi dépendante de sa forme physique et athlétique, une méforme vire vite au drame. Face aux gallois qui pensent encore leurs plaies du premier tour, les Springbocks vont pouvoir dérouler et user le XV du Poireau à grand coups de courses et d’impacts. Les Bocks ont de plus suffisamment de ressources sur le banc (Strauss, du Plessis, Pienaar, Lambie …) pour maintenir le rythme tout le match durant. On ne serait pas surpris de voir le Pays de Galles craquer en fin de match contre ces sud-africains là.