VIDEO. Rétro France-Nouvelle-Zélande : la finale de la Coupe du monde 1987 

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Coupe du monde de Rugby 2015 - Highlights - Haka 1987: Eric Champ veut manger du Black
Par Yoann Palej|Ecrit pour TF1|2015-10-14T14:00:14.352Z, mis à jour 2015-10-14T14:00:14.352Z

A quelques jours du quart de finale de Coupe du Monde entre la France et la Nouvelle-Zélande, il est temps de regarder dans le rétro… viseur. Retour sur le premier affrontement entre ces deux nations lors d’un Mondial, c’était lors de la finale 1987. Un mauvais souvenir pour les Bleus.

Le contexte

La première Coupe du Monde de l’histoire se dispute en Australie et en Nouvelle-Zélande, deux pays qui respirent le rugby. Mais la France n’est pas en reste et vient de réaliser le Grand Chelem dans le Tournoi des V Nations. Après un premier tour mal maîtrisé (larges victoires face à la Roumanie et le Zimbabwe, et un nul problématique face à l’Ecosse), les coéquipiers de Laurent Rodriguez ne laissent aucune chance aux Fidji (31-16) en quart de finale. Puis vient la demi-finale dantesque face à l’Australie. Sur les terres des Wallabies, devant un public de Sydney médusé, le XV de France fait mieux que tenir tête à l’Australie. Le score est de 24 partout à la fin du temps règlementaire, on joue alors les prolongations et la touche est en faveur des « Aussies » dans le camp des « Frenchies ». Mais après un maul, le ballon est récupéré par Didier Cambérabéro. Fidèles à leurs principes de jeu, les Français nous offrent une relance inespérée avec des passes dans tous les sens. Avec l’aide parfois de la chance, mais surtout de l’envie, le ballon arrive finalement sur l’aile et le grand Serge Blanco aplatit en bout de ligne. Certains disent que le « French Flair » est né ce jour-là. La suite, ce sont les All Blacks à la maison…

Le match

Le 20 juin 1987, les Français ont rendez-vous à l’Eden Park d’Auckland face à la Nouvelle-Zélande. Le stade est évidemment noir de monde… et de maillots. L’adversité est énorme mais le XV de France peut compter sur une génération dorée (Pierre Berbizier, Franck Mesnel, Philippe Sella, Patrice Lagisquet ou encore Serge Blanco). Malheureusement, ce jour-là, les Bleus n’y sont pas du tout. Peut-être ont-ils déjà joué « leur » finale quelques jours plus tôt face à l’Australie ? Toujours est-il que la machine All Black ne fait qu’une bouchée du XV de France. Le légendaire demi de mêlée et capitaine néo-zélandais, David Kirk, emmène ses partenaires dans son sillage. Après avoir résisté une heure tant bien que mal à la déferlante des hommes en noir, les Français craquent et encaissent trois essais du 3eme ligne, Michael Jones, de David Kirk et de l’ailier John Kirwan, désormais entraîneur du Japon. Pierre Berbizier sauve l’honneur du XV de France en toute fin de partie mais le mal est fait et la défaite cinglante. La Nouvelle-Zélande s’impose 29 à 9 et remporte son premier titre de champion du Monde sur ses terres. Il faudra un retour à la maison en 2011 pour voir les All Blacks récidiver face… à la France encore !


Le joueur

Grant Fox. Moins connu que l’emblématique capitaine de la Nouvelle-Zélande, David Kirk, le demi d’ouverture des Blacks réalise une Coupe du Monde en tous points remarquable. Et donne le la pour battre les Français lors de la finale. Avec 4 pénalités, 1 drop et 1 transformation (soit 17 points), le joueur des Auckland Blues est le bourreau du XV de France. Dans son jardin de l’Eden Park, le petit numéro 10 (1m75) néo-zélandais termine la compétition avec le statut de meilleur réalisateur. 116 points au final, soit le meilleur total réalisé sur une édition de Coupe du Monde. Grant Fox était un ouvreur de talent, d’une précision chirurgicale au pied. C’est d’ailleurs grâce à cela qu’il a chipé la place de titulaire à Frano Botica, plus joueur, avant le début du Mondial. A l’heure actuelle, il est toujours le troisième meilleur réalisateur de l’histoire des All Blacks derrière les emblématiques Dan Carter et Andrew Mehrtens