VIDEO. Rétro France-Nouvelle-Zélande : le quart de finale de la Coupe du monde 2007 

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Résume FRA NZL 2007
Par Yoann Palej|Ecrit pour TF1|2015-10-16T13:37:50.155Z, mis à jour 2015-10-16T13:44:14.903Z

Avant le quart de finale de Coupe du Monde entre la France et la Nouvelle-Zélande, il est temps de regarder dans le rétro… viseur. Retour sur un moment d’anthologie du sport français et le quart de finale de la Coupe du Monde 2007. C’était déjà à Cardiff et les Bleus semblaient battus d’avance. On vous raconte la suite…

Le contexte

A la lutte avec l’Angleterre pour organiser la Coupe du Monde 2007, la France est finalement choisie par l’IRB. Mais la FFR accepte de délocaliser quatre matchs à Cardiff (pays de Galles) et deux à Edimbourg (Ecosse). Sur le plan sportif, les hommes de Bernard Laporte hérite d’une poule abordable mais piégeuse avec l’Argentine, l’Irlande, la Namibie et la Géorgie. Et malgré des victoires contre ces trois derniers adversaires, les Bleus terminent deuxièmes de la poule la faute à une entrée en matière complètement ratée contre l’Argentine (défaite 17-12 au Stade de France). Résultat : le XV de France se retrouve à devoir disputer son quart de finale en terrain hostile, au Millennium Stadium de Cardiff, et qui plus est face aux All Blacks, grands favoris de l’épreuve. Et le premier tour des hommes en noir ne laisse rien présager de bon pour les coéquipiers de Frédéric Michalak. Jugez plutôt, après avoir laminé l’Italie (76-14), la Nouvelle-Zélande humilie le Portugal (108-13) avant de fesser l’Ecosse (40-0) et de gifler la Roumanie (85-5). Le Père Fouettard est tout trouvé, les Bleus vont se faire massacrer…

Le match

Huit ans après la demi-finale mythique de Twickenham, Français et Néo-Zélandais se retrouvent donc en quart de finale du Mondial 2007. Tout porte à croire que les Bleus n’ont aucune chance. Pas vraiment grave pour des Français qui sont devenus la bête noire des Néo-Zélandais. Dès le haka, le ton est donné : Les Bleus de Sébastien Chabal viennent défier les Blacks les yeux dans les yeux pendant le cri de guerre. L’image fait le tour du monde, le stade frissonne. Héroïques défensivement à l’image d’un Thierry Dusautoir monumental, les Français écœurent encore une fois les hommes en noir. Les Bleus gagnent le match au bout du suspense. Après un essai du troisième ligne du Stade Toulousain, il faut un éclair de Frédéric Michalak dans la nuit galloise pour voir Yannick Jauzion filer dans l’en-but néo-zélandais. Les Français l’emportent 20-18. Derrière, ils vont encore perdre derrière un exploit. Cette fois-ci, ce sont les Anglais qui profitent de l’aubaine en demi-finale à Saint-Denis (14-9). Les Argentins privent ensuite la France de podium. Mais ça, c’est une autre histoire !


Le joueur

Thierry Dusautoir évidemment. Ce jour-là, le troisième ligne du XV de France gagne un surnom. A l’issue d’un match stratosphérique en défense (38 plaquages, record en cours !) et en attaque (un essai), le Toulousain devient le « Dark Destroyer ». Et dire que le flanker des Bleus ne devait pas disputer la compétition et n’a été appelé en renfort par Bernard Laporte qu’après le forfait d’Elvis Vermeulen. Aujourd'hui encore personne n’a battu le record de l’actuel capitaine français. En mars dernier à l'occasion du Tournoi des Six Nations, le Gallois Luke Charteris a tutoyé cette performance lors du match face à l'Irlande (23-16) avec 37 plaquages.


en savoir plus : Bernard Laporte